Le CNE, c'est fini ?

Publié le par PS Charleville

La huitième séance de négociation sur le travail et le pouvoir d'achat a aboutis sur la prise en compte d'un motif sérieux et valable pour le licenciement, conformément aux normes internationales et au droit français.

L'accord doit être finalisé ; les représentants de l'Etat, des salariés et des employeurs sont loin d'en avoir finit avec cette complexe négociation. Pourtant il semble que le CNE soit mort et enterré dans d'interminables souffrances alliant mobilisation sociale, procédure devant les tribunaux et risque de condamnation de la France par l'Organisation Internationale du Travail. Tout ce temps perdu pour maintenir un acquis, c'est rageant !
D'autant plus que le nombre d'embauches en CNE n'a cessé de décroître. D'après l'office des statistiques de la sécurité sociale (ACOSS), au deuxième trimestre 2007, à peine 100 000 salariés ont été embauchés en CNE alors que les prévisions du gouvernement en envisageaient presque le double. Les vrais patrons, ceux qui embauchent et ont une activité productive, ne sont pas vraiment intéressés par des salariés jetables.

Restons vigilants.

Les luttes sociales, les convergences entre la jeunesse mobilisée et le salariat sur les questions d'intérêt général sont souvent payantes.
C'est ainsi qu'un constat d'échec s'est imposé aux représentants du Medef et de la Cgpme. Une évidence construite par la mobilisation de l'an dernier. Il ne faudrait pas que les négociateurs patronaux considèrent ce fait acquis comme une concession en échange d'un contrat de travail comprenant une disposition de rupture par consentement mutuel.

Souhaitons maintenant bonne chance à nos amis Italiens puisque Monsieur Veltroni, le nouveau chef du parti Démocrate du Premier Ministre Prodi s'apprête à mettre en place un clone du CNE de l'autre côté des Alpes.

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Publié dans CPE-CNE

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