Lettre ouverte à Madame Bérengère POLETTI, Députée des Ardennes

Publié le par Parti Socialiste des Ardennes

Madame la Députée,

Vous étiez présente lundi 12 novembre à la manifestation des avocats qui protestaient contre la décision unilatérale et brutale du gouvernement de supprimer le tribunal de commerce de Charleville-Mézières et l'instruction pénale du Tribunal de Grande Instance.

Vous vous êtes abondamment exprimée dans la presse pour dire votre opposition à ces mesures.

Vous parlez haut et fort dans les Ardennes mais c'est surtout à Paris qu'on aimerait entendre votre voix s'élever alors qu'elle ne se manifeste que pour soutenir une politique qui chaque jour a pour effet de vider un peu plus notre territoire.

Quand allez-vous véritablement défendre les intérêts des Ardennes et leurs services publics qui ne cessent d'être réduits ou purement et simplement supprimés : écoles, collèges, douanes, trésor public, police de proximité.... la liste est longue.

On ne peut décemment pas dénoncer ici ce qu'on approuve là-bas.

Les Ardennes, croyez-le bien, ne sont pas dupes des politiques du double-jeu et de ces pratiques de pompier pyromane. 

Madame la Députée, au-delà des positionnements partisans, nous attendons de vous que vous portiez vraiment à Paris le drapeau des Ardennes. Madame la Députée, nous vous demandons d'agir réellement pour notre territoire, d'agir avec efficacité.

Comptant sur votre engagement ardennais, nous vous prions d'agréer, Madame la Députée, l'expression de notre considération distinguée.

Fédération des Ardennes du Parti socialiste

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Bruno Lamothe 18/11/2007 23:52

Donc, Madame Poletti demande qu'on aille réformer chez les autres et qu'on la laisse tranquille. Ce n'est pas défendre l'intérêt général (c'est pourtant pour cela qu'elle est élue) mais sa chapelle... Lire de tels arguments peut laisser pantois !Ne pas voter les crédits de la justice, c'est tout simplement mettre ses actes en conformité avec le discours tenu dans la circonscription.Mais oui, nous sommes, je pense, tous d'accord, il y a une nécessité de réformer. Mais on ne réforme pas n'importe comment, ni de manière autoritaire. On ne déstructure pas des choses qui fonctionnent. On ne méprise pas ainsi les professions judiciaires (oui, parce que nous nous sentons méprisés. Des chefs de Cours aux greffiers, en passant par les avocats) en annonçant des réformes avant même d'avoir entendu tout le monde.La justice a besoin de moyens, qu'ils soient matériels ou humains. Et ces besoins, le gouvernement ne veut pas les donner (c'est normal, il a déjà tout dépensé pour le "paquet fiscal"). Depuis 2002, les lois sont devenues de plus en plus repressives, et les juridictions de plus en plus engorgées. Toute la chaine pénale est mal à l'aise. Et c'est ce malaise-ci qu'il fallait traiter ! C'est cela la "réforme indispensable" !

Patrick FOSTIER 18/11/2007 14:46

Ne pas voter les crédits de la justice, permet de se donner à bon compte une image de défenseur des services publics. Madame POLETTI a le courage de défendre une réforme indispensable, tout en demandant avec les autres parlementaires ardennais que le pole de l'instruction reste à Charleville-Mézières.

Tom 17/11/2007 12:24

Une investiture aux élections municipales, par exemple ?

Bruno Lamothe 16/11/2007 22:04

Les députés UMP qui, dans leurs circonscriptions, manifestent avec les avocats, les magistrats et la gauche se sont faits bien discrets à l'Assemblée nationale, mais ils ont bel et bien voté les crédits de la Justice.Double langage, quand tu nous tiens...Reste à savoir ce qui leur a été promis comme "compensations" pour acheter leurs votes.