Pour la défense du service public et de toutes les retraites : manifestation.

Publié le par PS Charleville

C'est amusant de constater qu’Yves Calvi se fait souffler ses répliques par les chefs de l'UMP à l'assemblée nationale.

 



Gaziers, électriciens, cheminots, pompiers, salariés ou sociétaires de l'Opéra de Paris, policiers, personnels de l'Education Nationale, d'Air France, internes des hôpitaux, médecins urgentistes, juges, avocats, greffiers, fonctionnaires du Ministère de la Justice, étudiants... Il en manque encore.

Qu’ont-ils tous en commun ?

 

Ils sont tous à un titre ou un autre, en tant qu'usager, chargé de participer à la gestion d'un service public, à la direction d'un service public (cas des étudiants, des sociétaires de l'Opéra) ou bien ils assurent une mission de service public (cheminots, profs).

 

Ils ont tous d'une manière ou d'une autre protesté depuis la rentrée contre le gouvernement. Ajoutons les associations de défense des malades contre les franchises médicales, les marins pêcheurs, les salariés du Crédit Lyonnais, de telle ou telle grande surface et le panorama sera presque complet.

 

Même les associations de défense des sans papiers convergent avec les syndicats de police et remettent en cause le fait qu'on donne aux CRS des missions de police ordinaire au lieu du seul maintien de l'ordre, au détriment de la sécurité quotidienne des citoyens ordinaires.

 

De mémoire militante, on n'avait pas vu des secteurs de la population aussi large et aussi variés entrer en lutte depuis 30 ans.

 

C'est que ce gouvernement a décidé d'entrer frontalement en lutte contre les fondamentaux du pays. La retraite, c'est un salaire socialisé. Le service public c'est le patrimoine commun de tous, c'est même le seul patrimoine de ceux qui ne disposent d'aucun patrimoine privé. La santé, les libertés fondamentales, le droit de s'exprimer politiquement sur un sujet comme l'Europe, tous ces principes reposent sur l'idée que quoi qu'il arrive, nous sommes tous dans le même bateau donc nous décidons tous ensemble et nous mettons tous au pot commun. Tout se tient.

Le principe d'action qui guide le gouvernement consiste à socialiser les pertes - en prenant 600 millions d'euros de retraite par ans aux 500 000 bénéficiaires de régimes spéciaux - et à privatiser les gains en distribuant 400 millions d'euros de bouclier fiscal à 15 000 personnes parmi les plus fortunées du pays.

C'est le nivellement par le bas au profit d'une infime partie de la population qui n'en a pas vraiment besoins. De l'argent, il y en a, mais pas pour les hôpitaux, les collèges, les commissariats de proximité, les écoles, le fret ou les retraités des Ardennes.

 

Les Ardennes, Charleville-Mézières, que la droite s'échine à poignarder dans le dos, sont particulièrement vulnérables. Nous avons besoins de ces outils d'aménagement du territoire que sont les services publics.

 

Détruire ces solidarités concrètes, c'est fracturer aussi le cadre commun de la décision, renvoyer aux élus locaux le soin de jouer les ambulanciers avec des moyens toujours plus restreints. C'est aussi dresser les français les uns contre les autres.

 

On a trop longtemps compté sur les secteurs du salariat qui sont encore capable de se mobiliser pour défendre l'intérêt général. Les « héros du social » sont fatigués, qu'ils soient profs ou cheminots. Ils le sont d'autant plus que la propagande généralisée décrit maintenant des gens qui gagnent péniblement 1 800 euros par mois comme des nantis, simplement parce que la politique de la droite a dégradé les conditions de vie des plus fragiles.

C'est pourquoi la section socialiste l'Etincelle de Charleville-Mézières appelle chacun à la
manifestation du 20 novembre, à 14 h 30 place Ducale,
au côté de toute la gauche politique et syndicale.

 

A lire également : l'appel de l'intersyndicale des Ardennes sur le blog de la fédération.

Publié dans Services publics

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Lionel tisserand 21/11/2007 21:27

les franchises sont une absurdites injustes et injustifiees