Sénatoriales des Ardennes : Jean-Paul Bachy et Manuel Ramalhete sont candidats.

Publié le par PS Charleville

Jean-Paul Bachy et Manuel Ramalhete porteront les couleurs du Parti Socialiste aux prochaines élections sénatoriales dans les Ardennes. Puisque Manuel est un militant de l'Etincelle, il s'est fait un devoir de répondre à quelques questions.


Etincelle : Qui vote à cette élection sénatoriale et quand a lieu de scrutin ?

Manuel Ramalhete : Ce sont les "grands électeurs" qui votent, c'est-à-dire les élus municipaux, les conseillers généraux, les conseillers régionaux et les députés. Le scrutin a lieu en septembre 2008 après les municipales et les cantonales. Il est donc possible, si les électeurs soutiennent les socialistes aux élections locales, de remporter une victoire.


E : Tu es également candidat pour le mandat de Conseiller Général du canton de Villers-Semeuse, est-ce qu'il n'y a pas un risque de cumul des mandats ?

M R : La loi sur le cumul des mandats permet ce cas de figure. D'ailleurs, les sénateurs sont souvent des élus locaux. Dans le cadre de mes fonctions actuelles, je suis amené à travailler avec de nombreux élus de toutes sensibilités. Jean-Paul Bachy et moi-même, nous connaissons donc bien leurs préoccupations puisque nous les partageons. C'est un plus pour l'élection que la droite ne se prive pas d'utiliser.

Ce sont justement les sénateurs de droite qui ont bloqué la réforme, proposée par Lionel Jospin, qui prévoyait d'interdire le cumul d'un mandat de responsable d'un exécutif local et celui de Sénateur.


E : Si Jean-Paul et toi remportez l'élection, qu'allez vous faire au Sénat en priorité ?

M R : Tout d'abord, nous allons porter fidèlement la parole de ceux qui nous ont élus. Il n'est pas acceptable que depuis tant d'années une partie de nos élus nationaux tiennent un double langage. Ils prennent la défense des Ardennais dans les Ardennes mais agissent dans un sens contraire à Paris.
Quand on vote un budget de rigueur, il ne faut pas s'étonner ensuite que les services publics désertent les communes rurales et les quartiers sensibles.

Ca n'est pas très cohérent de verser des larmes de crocodile sur le chômage et les entreprises qui se délocalisent, et, dans le même temps, de voter les déréglementations qui favorisent ces pratiques, de bloquer des dispositifs d'aide qui pourraient favoriser l'emploi, comme dans le domaine de la formation.

Le Sénat est à la fois une assemblée qui représente les territoires. Il est particulièrement vigilant en matière de libertés publiques. Dans ce domaine, les pressions qui s'exercent sur les élus locaux sont de plus en plus fortes. De véritables craintes pour la démocratie sont de plus en plus exprimées. Un peu de pluralisme dans la Haute Assemblée nous ferait du bien à tous.


E : Justement, beaucoup d'élus se plaignent d'être abandonnés, de devoir faire la chasse aux subventions, en vain parfois.

M R : L'opacité du système actuel rend difficile la solidarité vis-à-vis des territoires les plus fragiles. Ainsi, à l'occasion de la discussion parlementaire sur l'amendement Warsmann, on a pu mesurer combien notre département est délaissé. Lorsqu'un habitant des Ardennes, toutes aides confondues, reçoit en moyenne 464 euros par an, un habitant des Hauts-de-Seine reçoit 546 euros.

Par ailleurs, l'Etat a transféré de nombreuses compétences aux collectivités locales sans leur donner les moyens de les exercer ni compenser ces charges supplémentaires. Le financement des projets se fait au coup par coup. Le Département, la Région et les communes ont besoin qu'on définisse clairement des blocs de compétence. Il faut à partir de là qu'on leur affecte les impôts qui correspondent à ces activités. Ce serait la garantie d'une réelle liberté d'administration, d'efficacité et de justice.

Publié dans PS étincelle

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Patrick fostier 17/12/2007 16:52

Modification pour tenir compte d'un certain nombre de critères dont la proximité des liaisons routières, votée à l'unanimité de l'assemblée départementale (y compris les élus socialistes)

Tom- 08/12/2007 21:38

Hé ben Benois Huré a décidé de passer toutes nos subventions du CG à 8% quel que soit le projet. Motif ? La proximité de l'autoroute.

Bruno Lamothe 08/12/2007 13:20

Il se trouve que j'entendais, il y a peu, Benoit Huré se féliciter de l'action de l'Etat dans les territoires, et dire que d'ailleurs lesdits territoires n'avaient finalement pas besoin de la présence d'administrations nombreuses, et qu'il préférait l'adage, je cite "aide toi et le ciel t'aidera"...