L'ouverture comme une fin en soi

Publié le par PS Charleville

Mme Poletti, M. Ravignon, UMP grand teint, ont gommé pour ces municipales leur étiquette politique. Ça ne doit plus être porteur d'être UMP aujourd'hui...
Pour justifier ce gommage (devrait-on dire "lifting" ?), Mme Poletti prétend pratiquer "l'ouverture".
Qu'est-ce que c'est "l'ouverture" selon Mme Poletti ?

Pour prendre une image automobile, c'est présenter une carosserie rutilante pour mieux masquer l'absence de moteur. Les nigauds se feront attraper...
Ça pourrait être une technique. Le problème, c'est que pour Mme Poletti, c'est devenu une fin en soi.

Pour vous en convaincre, faites comme nous, interrogez des "candidats d'ouverture" version UMP. Demandez-leur ce qu'ils sont venus faire sur la liste de Mme Poletti. Ils vous répondront tous la même chose, du genre : " Oh, vous savez, moi, je ne fais pas de politique, la droite, la gauche... D'ailleurs, Mme Ledoux est "aussi" quelqu'un de très bien. Non, moi, c'est simplement que je m'intéresse à ..." et suivent des centres d'intérêts aussi variés que le nombre de candidats. L'un vient sur la liste UMP pour faire du solaire, un autre pour les handicapés, un troisième pour les beaux yeux de Bérangère, et d'autres sans doute pour le sourire de la crémière !... Nous restons simplement un peu perplexe avec le docteur en linguistique, mais, bon, il faut bien qu'une thèse serve à quelque chose...

Plus sérieusement, ce qui surprend, pour ne pas dire effare, c'est qu'ils ne sont pas venus pour défendre un projet, non, ils sont venus parce que Mme Poletti le leur a demandé, et que, flattés sans doute de tant d'égards, ils pensent qu'ils vont pouvoir ainsi pratiquer leur hobbie.
C'est sans doute généreux, certainement un peu naïf. Mais c'est assurément dangereux. Car on n'est pas élu pour pratiquer sa passion personnelle. Il y a plein d'autres manières de le faire. On est élu pour gérer une ville, dans toutes ses dimensions et dans toute sa complexité.

C'est en tout cas comme cela que nous voyons l'ouverture. Et c'est ainsi qu'elle a été pratiquée avec la liste conduite par Claudine Ledoux : une démarche d'adhésion à un projet global, dont le bilan 2001/2008 constitue d'ailleurs la caution la plus efficace.

undefined

Publié dans PS étincelle

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

francois 03/07/2008 19:40

pétition pour la déstitution de nicolas sarkozy de ses fonction de président de la république, signez la pétition sur : www.antisarkozysme.com ensemble tout devient possible :) merci de diffuser largement...

Jacob 15/02/2008 11:09

On se demande parfois s’il ne vaudrait pas mieux être sourd que d’entendre les déclarations de Mme Poletti… Ainsi celle-ci sortie de la bouche de la candidate sarkozyste lors de son passage sur FR3 le 8 février dernier : A la question du journaliste de savoir, si elle était élue maire, si elle cumulerait les mandats, Mme Poletti répondait de la façon suivante : « Je garderai mon mandat de députée parce que je pense que je peux servir ma ville avec ce mandat et je serai obligée d’abandonner mon mandat de conseillère régionale » Tous les carolomacériens qui l’écoutaient ont dû sursauter de surprise en prenant connaissance de cet amour aussi violent que soudain de Mme Poletti pour « sa » ville. Car les choix même récents de Mme Poletti n’ont pas toujours été ceux-là. En 2002, Mme Poletti ne devait en effet pas encore avoir découvert son amour pour « sa » ville car cette année-là Mme Poletti a abandonné son mandat de conseillère municipale de Charleville-Mézières pour conserver son mandat de… conseillère régionale ! Pourtant, Mme Poletti aurait déjà pu choisir de mettre à profit son mandat de député pour servir « sa »ville comme elle promet de le faire demain si elle était élue… Mais ce n’est pas le choix qu’elle a fait. Rester au conseil municipal de Charleville-Mézières en 2002 aurait pourtant marqué un véritable attachement de Mme Poletti à sa ville. Cela l’aurait habituée aux dossiers et au fonctionnement de « sa » ville et lui éviterait aujourd’hui de rester dans les généralités ou d’annoncer la construction d’un zénith ! Elle aurait probablement su beaucoup mieux que MM Fostier ou Marquet « capitaliser » cette expérience. Elle aurait aujourd’hui une connaissance fine de la réalité locale… ce qui lui fait cruellement défaut c’est évident. Or, en 2002, Mme Poletti a choisi d’abandonner son mandat de conseillère municipale alors même que les carolomacériens venaient de la désigner pour siéger pendant six ans. Mme POLETTI a préféré le conseil régional au conseil municipal. En 2002, son envie de servir la région Champagne-Ardenne devait être probablement beaucoup plus forte que son envie de servir sa ville. Les carolomacériens n’ont pas oublié. Oui Mme Poletti votre envie de servir Charleville-Mézières aujourd’hui serait davantage crédible si vous aviez étiez constante et fidèle dans vos choix, si vous aviez déjà choisi en 2002 de servir humblement votre ville comme simple conseillère municipale et de travailler hors des feux de la rampe pour les carolomacériens…. Vous dites aujourd’hui vouloir travailler avec des gens de tous bords (dont d’anciens colistiers du très éphé-maire  et malheureux  M. Auboin). Certes, il n ‘y a que les imbéciles, dit-on, qui ne changent pas. Mais alors, pourquoi avez-vous refusé en 2002 de continuer à travailler avec la majorité municipale au sein du conseil municipal ? Vous aviez là une occasion inespérée de montrer aux carolomacériens que vous étiez prête à dépasser les clivages politiques. Au lieu de cela, vous avez préféré vous retranchez sur les terres UMP du conseil régional et de son président d’alors. Alors, de grâce, Mme Poletti, ne prenez pas tous les électeurs pour des abrutis. Gardez pour vous en cette veille d’élections les « je vous aime » et les « je veux vous servir ». Dans votre bouche, ils n’ont aucune crédibilité au regard de votre pratique. Vous n’êtes pas impatiente de « servir », vous êtes impatiente de diriger, de vous asseoir dans un fauteuil, celui du maire, ce n’est pas du tout pareil. Et de cumuler les mandats de maire et de député. Votre second de liste, lui, est impatient de vous y voir pour pouvoir vous détrôner ensuite. Bon courage !

Bruno Lamothe 11/02/2008 08:32

@ Pierre : déjà, on peut arrêter de dire des bétises... La hausse de la pression fiscale a été, durant la totalité de la mandature, quasiment limité à la hausse du taux d'inflation. C'est tout. Pour 2006 (chiffres arrêtés définitivement dans le compte administratif, voté, doit-on le préciser, à l'unanimité), c'était 2%. Au surplus, pour la taxe d'habitation, il y a une part qui est prélevée par le département, alors que pour la taxe foncière, c'est par le département et la région.Voilà. Un peu de vérité ne nuit à personne.

Pierre 10/02/2008 22:05

Demandez à ceux qui en payent si ils trouvent l'augmentation des impôts "modérée". A mon avis, ils vont aimer........+ de 4% par an , pendant 7 ans = + 31% au moins !Quand comprendrez vous qu'un retraité dont les revenus progressent de 1,5% par an, n'a eu que + 11% sur la même période ! Comment fait-on pour payer ?Réponse, on vends sa maison ou son appartement et on fuit Charleville.

Bruno Lamothe 10/02/2008 10:56

J'aime beaucoup le "réalisme" de REALISTE, qui hurle après la "hausse infernale des impôts locaux", alors que durant la mandature, ceux-ci sont restés très modérés, justement.Quant aux personnes qui habitent les "quartiers périfériques", nous verrons, en mars, s'ils sont très déçus.Pour revenir à l'ouverture, je suis sidéré quand j'entend certains dire : "j'aurais du être sur la liste de Claudine Ledoux, mais elle ne m'a pas appelé"... Dire que c'est avec des gens comme ça que madame Poletti veut faire équipe. Sur l'absence du fardeau que représente l'étiquette UMP, je trouve tout ceci assez drôle. Ainsi, Nicolas Sarkozy, le grand maître à penser de cette liste, a été rembarré partout en France, tant la contagion de son impopularité fait peur...