Comment tromper les électeurs de Charleville-Mézières...

Publié le par Nadia TOURNEUX

...en utilisant partiellement les informations du journal « capital » n°197 février 2008.

Comparons les données reprises dans ce magazine pour les 100 villes de France et les données de Charleville-Mézières.

  • - La moyenne d’endettement par habitant dans les  100 villes de France est de 1552 euros,
    à Charleville-Mézières elle est de 1207 euros 

      « nous sommes bons »
     
  • - Le délai théorique pour rembourser la dette est de 6,4 ans pour l’ensemble des villes,
    à Charleville-Mézières il est de 4,6 ans (baisse de 53,06 %) 
      « nous sommes bons »
     
  • - La moyenne des dépenses de fonctionnement par habitant est de 1900 euros
    à Charleville-Mézières la moyenne est de 1765 euros
      « nous sommes bons »
     
  • - La moyenne des  dépenses d’investissement est de 586 euros,
    à Charleville-Mézières les dépenses atteignent 1545 euros ( un formidable effort en contenant la dette pour dynamiser la ville et l’emploi)
      C’est un point très positif
     
  • - La moyenne du montant par habitant de la taxe d’habitation est de 209 euros
    à Charleville-Mézières il est de 162 euros
      « nous sommes bons »
     
  • - Le taux moyen de la taxe d’habitation est de 18,96 %
    à Charleville-Mézières 19,62% «  à relier à la question précédente,
      mais nous devons mieux faire »
     
  • - La moyenne du montant par habitant de la taxe sur le foncier bâti est de 249 euros
    à Charleville-Mézières il est de 239 euros
      « nous sommes bons »
     
  • - Le taux moyen de la taxe de foncier bâti est de 22,59 %
    à Charleville-Mézières 31,64% «  à relier à la question précédente,
      mais nous devons mieux faire »

Sur les 8 éléments de comparaisons de ce magazine nous obtenons 6 points positifs.

Le magazine a ensuite classé les villes en 3 catégories : bonne, fragile et mauvaise.
 
Charleville-Mézières  est classée en fragile…..
Châlons-en-Champagne avec 4 mauvais critères et Troyes avec 3 mauvais critères sont classées  en bonne. (Ces villes sont gérées par la majorité présidentielle)

Les dépenses de fonctionnement ont progressé de 66,35%, en effet les crèches gérées par le Centre Communal d’Action Sociale ont été reprises par la Ville et si les dépenses ont augmenté,  les recettes également ; comparons ce qui est comparable !!!

Madame Poletti l’ignorait sans doute puisqu’elle a abandonné la ville depuis 2002 au profit de la Région, mais Monsieur Ravignon n’est-il pas Inspecteur des Finances, et conseiller auprès de Monsieur Sarkozy. Il serait temps que l’un et l’autre s’intéressent, au budget et sachent lire les chiffres, eux qui veulent gérer la ville.
Beaucoup de critiques pour masquer le manque de propositions.

Tous les chiffres utilisés sont vérifiables dans ce magazine. Si ce mensuel vous semble rébarbatif sachez qu’au sommaire il y a également « Carla Bruni une égérie en or » et un article sur le pouvoir d’achat « Les perdants et les gagnants ».

Publié dans Charleville-Mézières

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Bruno Lamothe 03/03/2008 21:00

Le classement de Capital est en totale contradiction, par exemple, avec celui de Challenge, c'est dire la confiance que l'on peut lui accorder.Au demeurant, en finances publiques, on peut très aisément tirer des conclusions différentes : ainsi, par exemple, l'endettement par habitant ne veut pas dire grand chose, puisqu'un investissement peut très bien faire monter une année ce chiffre, alors que l'équipement est un équipement durable, et qu'au surplus, il peut très bien être un facteur de développement économique, voire un vecteur direct de TP.Le problème du magazine Capital, c'est qu'il analyse des chiffres bruts d'une collectivité publique comme si celle-ci était une entreprise. C'est un vice originel. La chambre régionale des comptes, elle, est la seule habilitée pour mener une réelle enquête, sur place et sur pièces, et auditer réellement les collectivités. Chacun son métier.Un lien extraordinairement instructif et pédagogique sur l'analyse différentielle des comptes d'une collectivité : http://www.montreuil.fr/video/CM/2007/13_decembre_2007/P2.wmvCela me ferait plaisir que chacun visionne cette intervention...

Tom- 03/03/2008 14:06

Ce journal a déjà raconté des carabistouilles à propos des finances de la ville. http://pscharleville.over-blog.com/article-2418389.html   Ce classement ne signifie pas que la ville soit malo gérée, ça c'est vous qui le dites : - Il ne nous dit rien de l'utilisation des impôts : on peut être un bon gestionnaire en augmentant les investissements de long terme. C'est exactement la situation de Charleville-Mézières qui prépare aujourd'hui son avenir, bouge, refuse la fatalité. L'équipe a investi dans l'accueil d'étudiants, dans l'installation d'entreprises sur les friches industrielles, modernisé la ville, etc Les retours attendus demain sont supérieurs à l'investissement. Si on écoutait la droite, il faudrait ne rien faire et nous laisser mourir à petits feux.   - Le désendettement s'obtient facilement, sur les mêmes modes que l'Etat (souvenez-vous d'EDF-GDF) : privatisation des services municipaux avec un droit d'entrée important pour les usagers. Au budget, on rentre du cash immédiat et on sort des amortissements, ce qui regonfle les comptes de la ville artificiellement. Au final, la ville est appauvrie parce que les recettes partent au privée. C'est exactement le programme commun de la droite qui ne précise jamais de quels services publics la population sera privée en échange des économies qu'elle compte réaliser. Enfin, Challenge accuse d'avoir sous estimé nos rentrées fiscales. En fait depuis maintenant 2 ans, ce blog ne cesse de se faire l'écho des dotations de l'Etat en régression et surtout des aides de l'Etat qui s'évaporent après avoir été promises par les différents ministères. C'est le cas avec le déclassement de Manchester qu'il a fallu compenser pour tenir les promesses faites aux citoyens. Oui, Challenge nous a mal classé. C'est parce que Charleville-Mézières rattrape un retard considérable par rapport à des villes comparables. Nous battons des records d'investissement chaque année en maintenant des impôts locaux inférieurs à ce qui se pratique dans les villes comparables.Redresser une ville, sauver ce qui peut l'être, ça a un cout. Les gens qui prétendent que Charleville-Mézières peut être remise sur les rails sans faire d'efforts ni développer de moyens sont des irresponsables.

Mapi 03/03/2008 12:49

N'empêche que Charleville Mézières fait partie des 3 % des villes les plus mal gérées en France.Il y a un autre magazine qui dit la même chose et celui là bizarrement vous n'en faites pas état. (Challenges pour ne pas le citer).C'est vous qui mentez aux Carolomacériens .....