Charleville-Mézières – Kaboul (en passant par Washington) : la politique du chat crevé au fil de l'eau

Publié le par PS Charleville

Mardi 8 avril, le Ministre de la Défense s'est adressé aux principaux cadres civils et militaires de la défense à l'école militaire. Hervé Morin a tenté de faire le point sur la prochaine réforme du format des armées. Il a communiqué un document sur clé USB qui précisait que 53 garnisons seront abandonnées. La liste de ces villes n'était pas mentionnée dans ce document. Le porte-parole de la Défense a estimé que la diffusion de ce chiffre est un bug informatique, le Ministère n'a toujours pas démenti la validité de la liste d'une quarantaine de garnisons publiée par Libération, ni répondu aux questions du Conseil Municipal de Charleville-Mézières en ce qui concerne le 3ème Régiment du Génie.

Bref, il semble que le Ministère de la Défense joue le même air de pipeau que Boris Ravignon à propos de la carte judiciaire : prétendre qu'il y a erreur aux seules fins d'empêcher la mobilisation dans de bonnes conditions. Ainsi, chacun joue sa partition : au Ministère, on fait de la rétention d'information tandis que sur le terrain, l'UMP balaye d'un revers méprisant les inquiétudes légitimes des élus, des citoyens et de la communauté de Défense en parlant de "rumeurs".
En attendant, ni les personnels qui seront touchés par la réforme et doivent prendre des dispositions, ni ceux qui seront chargés de la mettre en œuvre sur le terrain ne sont en capacité de s'y préparer. L'incertitude règne dans les casernes, ce qui n'est bon ni pour le moral, ni pour l'efficacité des troupes. Cette façon de faire porte un nom : la politique du chat crevé au fil de l'eau ; elle sert de fil directeur à la droite dès qu'il est question de défense depuis que le Général de Gaulle n'est plus aux commandes.

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mourad 20/06/2008 18:08

pétition pour la déstitution de sarkozy, j'ai signé et je vous invite a signer et à diffuser largement, pétition à signer sur http://www.antisarkozysme.com

Tom- 13/04/2008 23:04

Petite précision, le litige porte sur deux mois de salaires non payés (ce qui est très grave) et pas 2 ans comme le laisse entendre Vincent.

Tom- 13/04/2008 23:01

Merci d'éviter de le hors sujet, Vincent. C'est pas les posts sur le droit du travail qui manquent et si vous cherchez une exposition maximale pour ce genre de nouvelles, vous disposez déjà des groupes Hersants, Bouygues, Lagardère, j'en passe et des plus énormes.Sur le fond, le tribunal a condamné Royal a verser exactement le montant de salaire que la principale plaignante (devenue attachée parlementaire pour l'UMP depuis) s'était vue offrir en payement de son travail, et qu'elle avait refusé, l'objectif étant d'aller au procès ; elle a d'ailleur été condamnée pour abus de procédure.Sur la forme, je trouve que la condamnation est parfaitement justifiée, et bienvenue. Un patron, ça reste un patron.Est-ce que vous souhaitez qu'on fasse maintenant le tour des crapules de droite ? Parce qu'on a pas fini, et en fait, il faudrait y consacrer un blog entier.

vincent 13/04/2008 14:33

Vous êtes friands de rumeurs, si on conversait un peu sur des sujets d'actualites. Haro sur les patrons :
La Cour d'appel de Rennes a condamné jeudi l'ex-candidate socialiste à verser leurs salaires à deux anciennes collaboratrices.

Plus de dix années de procédure auront été nécessaires pour que Ségolène Royal soit obligée de s'acquitter des rémunérations de deux de ses anciennes collaboratrices. La Cour d'appel de Rennes a en effet rendu jeudi une décision condamnant l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle à verser plusieurs mois de salaires non payés à deux de ses attachées parlementaires, ayant travaillé pour elle entre 1995 et 1997Nous étions surprises, car nous ne comprenions pas, même avec la meilleure volonté du monde, en quoi notre mission de propagande ségoliste à Melle pouvait se rapprocher du service public de l'Education nationale. […] La légalité de ces contrats était incertaine car, même ministre déléguée, Ségolène ne pouvait passer outre certaines règles de recrutement de la fonction publique». Les jeunes femmes refusent le contrat, songeant déjà à alerter la presse sur les «curieuses conceptions du droit social» de la nouvelle ministre.Heureusement qu'on a pas encore " cassé le droit du travail"

Tom- 13/04/2008 01:51

Jean-Charles, je suis ravi de te voire ici. Tu as raison, sauf pour la "défense". A mon avis, ça fait bien longtemps qu'on ne se contente plus de se défendre.Un tout petit peu de patience, demain, on va faire un tour du côté de Washington.