La Fontaine, collège à abattre

Publié le par Phillippe DECOBERT Secrétaire de section

On serait en droit d’attendre de la part d’un élu qu’il défende les intérêts de ses administrés et de leurs enfants. En ce qui concerne Messieurs HURE et MATHOT, respectivement Président du Conseil Général et Conseiller Général de la Houillère, il n’en est rien. Sans exprimer le moindre regret, ces deux responsables de l’UMP ont préféré appliquer aveuglément, la politique du gouvernement. Le 17 novembre dernier, avec 20 voix contre 16, l’assemblée départementale a adopté le principe d’une modification de la carte scolaire qui condamne 10 collèges du département sur 35 à la fermeture. Le collège La Fontaine de Charleville-Mézières fait partie de la charrette.


La droite se justifie en prétextant qu’après tout, notre situation est moins pire que dans les départements voisins. Encore plus grave, elle a le toupet d’invoquer des nécessité pédagogiques. En effet, ces messieurs prétendent agir en conformité avec la loi sur l’école de 2005 et à la demande de l’Académie de Reims - c'est-à-dire du ministère - de manière à offrir aux collégiens l’éventail de matières le plus large possible. Cette offre éducative ne serait pas possible dans des collèges de moins de 300 élèves, c’est ce qu’a déclaré le Président HURE en introduction de la séance publique du Conseil Général.


Or, la loi sur l’école en question, a institué le fameux « socle commun de connaissances », dénoncé à juste titre par les organisations syndicales et le Parti Socialiste, comme un nivellement par le bas de la richesse et de la diversité de l’enseignement. La droite tient donc double discours insupportable qui ne lui fait pas honneur. D’ailleurs, La Fontaine se situe dans la moyenne en ce qui concerne le nombre de matières qu’il est possible d’y apprendre et il ne lui manque qu’une petite trentaine d’élèves pour atteindre le seuil fatidique des 300 élèves qu’a évoqué Benoît HURE. Avec la rénovation du quartier de la Houillère sous l’impulsion de la municipalité socialiste, ces jeunes ne manqueront pas. Ils auront besoin d’équipes pédagogiques disponibles et en capacité de personnaliser les enseignements. Mais malheureusement, c’est l’élevage en batterie qui tient lieu de projet éducatif pour la droite.


 

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