Semences : pour une maitrise de l'agriculture par les agriculteurs

Publié le par Manuel Ramalhete

L’industrie semencière et phytosanitaire exerce une forte pression sur les agriculteurs de l’Union Européenne pour qu’ils paient une rémunération pour l’utilisation des semences. La liste des espèces pour lesquelles les semences de ferme sont interdites ne comprend pas le soja, le tournesol, le maïs. Le mélange de semences protégées et de semences de ferme est interdit.
C’est un cadeau à l’industrie semencière qui remet en cause une pratique très ancienne. Les entreprises de semence doivent être rémunérées pour le produit et les services qu'elles fournissent mais pas au-delà.

Publié dans Entreprises - emploi

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Bruno Lamothe 27/08/2008 10:23

La brevetabilité des semences, et donc du vivant, c'est la marchandisation de la vie, tout simplement. On a ainsi vu des semenciers breveter des espèces très anciennes, ou volées dans des zones exotiques. Ceci sans aucun contrôle des autorités.Il est même aujourd'hui interdit de vendre des semences non inscrites sur catalogue (inscription payante et valant brevet), en témoignent les procès iniques intentés à l'association Kokopelli.Manuel Ramalhete, lorsqu'il sera sénateur, aura fort à faire pour lutter contre les lobbys agricoles, dont le plus puissant (les semenciers), fortements représentés. Mais il portera haut et fort la voix des plus faibles.