Quotas laitiers

Publié le par Manuel Ramalhete

Les quotas laitiers ont été institués pour limiter les déséquilibres entre offre et demande. Après une stabilisation, les prix du lait à la production sont à la baisse depuis le début des années 2000.

Ces prix, subventions comprises, ne couvrent pas les coûts de production. Le revenu des producteurs laitiers continue de baisser. Le découplage aides/production gène la redistribution des quotas en direction des producteurs restant sur le marché. Cette redistribution associée à une répartition plus juste des marges dans la filière permettrait aux agriculteurs de vivre de leur travail. La production de lait génère des emplois en zone d’élevage et de production. C’est une raison justifiant le maintien des élevages dans les Ardennes ainsi que celui des outils de transformation. Le projet de fromagerie de Rouvroy-sur-Audry est dans ce contexte une opportunité importante pour les Ardennes. Il donne des débouchés de proximité à la production laitière locale.

Demeure posée la question du prix d’achat du lait par l’industrie agro-alimentaire et le principe de la contractualisation juste avec les producteurs. La fin annoncée des quotas laitiers en 2015 n'est pas admissible tant qu'une politique alternative de soutien aux régions les plus fragiles n'est pas proposée.

Publié dans Entreprises - emploi

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bourquin 31/08/2008 16:33

Cher Monsieur le candidat  , avez-vous l'intention de proposer une commission d'enquête environnementale  sénatoriale sur l'effet des métaux lourds, COV etc. sur les vaches laitières dans la zone  d'impact de Métal blanc  du Bourg ou des fonderies du Plateau ; des centaines de bovins, ovins sont morts ...sans bruit ! J'vous parle pas des humains ! Voilà un thème de campagne pour les pbs des gens à la  campagne , n'est-il pas ? Il ne peut y avoir un sénateur des villes et un sénateur des champs, comme disait un castelthéodoricien célèbre.