L'éducation est une priorité pour les Ardennes

Publié le par Manuel Ramalhete

Les Ardennes font partie des départements les plus touchés par le chômage. Dans le même temps, nous sommes en queue de peloton pour le taux de réussite au baccalauréat. Ceci explique en partie cela.
La France, n'a ni ressource naturelle particulière, ni population nombreuse. Elle est pourtant la cinquième puissance économique mondiale grâce à la qualité de sa main d'oeuvre. L'excellence des ardennais dans un nombre encore trop restreint de domaines en est une illustration. L'éducation est donc une priorité absolue. L'indispensable requalification des chômeurs par le biais de stages, de petites séances de formation sert trop souvent de voie de garage qui masque les vrais chiffres du chômage. C'est avant la perte d'emploi que l'effort de la Nation doit être intense. Mieux vaut prévenir que guérir.

Une véritable formation tout au long de la vie pour tous permettrait de mettre à disposition de nouvelles compétences dans les entreprises, tout particulièrement les PME. Elle offrirait des perspectives d'évolution de carrière pour les salariés. Les travailleurs peuvent ainsi mieux maitriser la flexibilité et la précarité du travail.
Une grande réforme de l'Education, c'est donc la constitution de pôles de métiers, assurant à la fois la formation initiale et la formation continue, au contact de l'innovation et de la recherche. Cela suppose le développement de l'enseignement supérieur.
Pour des raisons purement comptables, c'est par centaines que notre département perd des postes dans l'éducation, conduisant ainsi à des fermetures de classes et de collèges. A la rentrée 2008, c'est plus de 80 postes de professeurs de collège qui sont supprimés. Ce sont des filières BEP essentielles pour l'industrie ardennaise, comme la plasturgie ou la fonderie, qui disparaissent. Pour 2009, ce sont 13 500 postes dans l'Education Nationale qui seront supprimés.
Dans le même temps, la nouvelle loi de décentralisation, dans son article 89, impose aux municipalités de s’acquitter du forfait pour des enfants de la commune scolarisés dans une école privée d’une autre ville, d'un autre village, même si une école publique peut accueillir l'enfant.

Tout ça doit s'arrêter !

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Tom- 05/09/2008 19:30

D'accord avec vous Bourquin. Il est cependant une exception : l'IFTS. Initiative locale, partie d'un établissement secondaire qui explique que 1) la crise de la métallurgie nous touche avec retard2) que nous fabriquons des prothèses orthopédiques et autres pièce d'orphèvrerie issue des technique de fonderie bien de chez nous.Un exemple à méditer et surtout à élargire. La recherche, ça n'est pas qu'à destination des crâne d'oeuf : c'est aussi l'affaire de travailleurs et d'étudiants en BEP.@ Philippe, la difficulté, c'est que si un Maire refuse de s'entendre avec ses voisins, alors l'argent public ira sans autre forme de procès au privé.

philippe 04/09/2008 20:57

Une rentrée au tableau bien noir.Effectivement, cet article 89 est un scandale. Ne peut on pas demander aux municipalités de gauche de voter en assemblée municipale leur opposition à ce texte.Nombreux sont ceux qui n'ont pas conscience de l'impact de cet article.A bientôt.Soyons vigilants.

bourquin 04/09/2008 19:00

Dans les périodes fastes où, chez Martin R'vin, un ouvrier gagnait plus qu'un instit un chef d'équipe plus qu'un prof, et les patrons des milliards, les élus et responsables politiques n'ont pas su imposer la naissance d'infrastructures de formations supérieures , comme l'ont fait, par contre les Nortiaux à Lille , Roubaix...Les Ardennes paient cette erreur éminemment politique  de G et D. Le Plateau votait à G, le Bourg communiste, R'vin aussi, Rocroi socialiste... Qu'en est-il asteur?