Halte au déménagement du territoire

Publié le par Manuel Ramalhete

Tous les secteurs des services publics sont touchés. Le recul de l'Etat dans les mois récents augure assez mal de notre avenir.
Dans le domaine des transports, l'implantation de la ligne à grande vitesse a fait l'objet d'un racket des collectivités locales pénible à vivre compte tenu du fait que ce mode de transport relève d'abord de la solidarité nationale. Le même scénario se produit pour l'autoroute. Suppressions de lignes de chemin de fer et fermetures de gares s'enchaînent. L'affaiblissement de la ligne Charleville-Mézières vers la Pointe est une menace sur l'une des colonnes vertébrales du département. Le message est clair. Si le département ne veut pas être totalement enclavé à l'heure de l'Europe, les contribuables locaux devront payer, ce qui prélude une privatisation totale, ni plus, ni moins.
L'expérience du Port de Givet ou de l'aérodrome de Belval, bien mal en point, peuvent témoigner de l'échec de ces méthodes.
Malgré les dénégations du Ministre, on apprend maintenant que la Poste étudie sa transformation en Société Anonyme. Cette logique a toujours conduit à des fermetures de sites et à des suppressions de postes dans les autres services publics.
Le service de cardiologie de l'hôpital de Manchester ferme, prenant ainsi le chemin de la clinique de Revin.
Il semble acté que la réforme des armées ne produira pas la moindre économie, se traduira par une réduction drastique de son format (au niveau de celui de l'Italie), réduisant le rôle de la France à celui de supplétif des Etats-Unis d'Amérique. En revanche, elle permettra de concéder à des sociétés privées des missions de soutien à nos militaires. La disparition du Centre d'Entrainement Commando à Givet signe une catastrophe qui a été évitée de justesse à Charleville-Mézières.

Les Ardennes d'avant/ Les Ardennes d'après.















(source : Ministère de la justice).

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