Qui est non imposable ?

Publié le par PS Charleville

"Le citoyen naturellement vertueux doit d’abord s’attacher, dans l’exercice des fonctions publiques, à maintenir l’honneur et la prééminence de la République."
Démosthène
C'est ce que le Parti Socialiste garde à l'esprit à l'heure où certains militants Ardennais de l'UMP se vautrent dans la démagogie et les campagnes de caniveau.


6 % des salariés français sont des travailleurs pauvres. Notre région est particulièrement concernée puisque les revenus dans les Ardennes sont inférieurs de 15 % à la moyenne nationale. C'est l'emploi précaire et à temps partiel qui est responsable de cette situation.
Plus de 40 % des entreprises de notre région déclarent avoir des difficultés de recrutement notamment à cause de nombreux départs en retraite. Cette situation devrait donc se traduire par des hausses de salaire. En fait, il n'en est rien.
Les salariés s'appauvrissent alors que le pays dans son ensemble produit chaque année plus de richesse que l'année précédente. Pour quelle raison ?
La moitié des emplois créés sont en fait des emplois précaires ou à temps partiel. L'UMP précarise délibérément l'emploi dans notre pays. Au lieu de s'attaquer aux causes de la pauvreté par des augmentations de salaire, le gouvernement ne traite que les symptômes.
2% d'augmentation du smic, 3% de hausse de l'inflation : les salariés s'appauvrissent

Ainsi est née l'idée du Revenu de Solidarité Active à la mode UMP. Il sera financé par un prélèvement de 1 % sur le  patrimoine des français. Mais ce prélèvement ne concernera pas les gros épargnants grâce au bouclier fiscal.

Il faut gagner plus de 3000 euros par mois pour profiter du bouclier fiscal.

Ce sont les petits épargnants à qui la droite demande d'être solidaire des très petits salaires tandis que les grandes fortunes et ceux qui ont les moyens de la solidarité, se retrouvent non imposables.

La moitié du patrimoine du pays appartient à 10 % des français. Pour le RSA, ceux-là sont non imposables.

La droite incite les entreprises à recourir au travail précaire. Les entreprises qui jouent la carte de la stabilité, du  développement économique, du progrès, de la formation de leurs salariés sont donc pénalisées. Celles qui ont recours au travail précaire seront épaulées par le RSA. Rien ne garantit que l'impôt de 1 % sera suffisant, les finances locales seront donc également mises à contribution. Une fois encore !

Publié dans Entreprises - emploi

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