Conseil Général des Ardennes et l'éducation : avenir en jeu

Publié le par PS étincelle


Le Conseil Général des Ardennes envisage de rayer 10 collèges de la carte scolaire. Cette annonce, intervenue sans aucune concertation préalable, a provoqué la révolte des parents d’élèves et des élus concernés. Ce projet funeste pour l’avenir des jeunes ardennais s’inscrit dans la logique gouvernementale de restriction du budget de l’Education Nationale, soutenue par les députés de droite POLETTI et WARSMANN.

 


Au nom de la seule logique comptable (les motivations pédagogiques et les seuils d’effectifs faisant l’objet, au sein de la droite, de polémiques qui prêteraient à rire si le sujet n’était pas aussi grave), le Conseil Général s’apprête à accélérer la désertification de nos campagnes. Il remet en cause ce qui devrait être une priorité nationale, l’éducation et la formation de nos enfants et de nos jeunes. Sur ce dossier, il est donc grand temps que le Conseil Général des Ardennes révise sa copie. Nulle urgence ne s’oppose à ce que toutes les parties concernées soient entendues, afin d’établir un diagnostic partagé qui permette de dégager des propositions acceptables par tous. 


Le ministre de l’Education Nationale prévoit quant à lui, suppressions de postes, fermetures de classe, transferts… Dans le premier degré, 28 postes sont supprimés, ce qui remet en cause l’accueil des enfants de 2 ans en maternelles, aggrave ainsi les inégalités sociales et ouvre un boulevard à l’enseignement privé. Dans le second degré, 24 postes sont retirés, sans compter les reprises d’heures d’enseignement. Les conditions de travail des élèves et des enseignants seront gravement dégradées, le soutien scolaire et la présence d’adultes qualifiés dans les établissements seront remis en cause. Les lycées ne sont pas épargnés. (63 postes supprimés dans l’Académie de Reims). En quatre ans, l’Académie de Reims a perdu plus de 700 postes dans le second degré, alors même que la Région Champagne-Ardenne conclut son schéma de formation tout au long de la vie et que certaines communes s’engagent dans le dispositif de réussite éducative.

 


La politique gouvernementale pour l’éducation, relayée par le Conseil Général, conduit à priver les zones rurales des moyens spécifiques nécessaires, elle accentue les problèmes cruciaux des villes et de leurs quartiers. Sur cette question des moyens dédiés à l’éducation, c’est aussi l’avenir de nos territoires, et au final de notre tissu social national, qui est en jeu.

Publié dans Education

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