Maintenant, c’est claire, Mme POLETTI et l’UMP se payent notre tête.

Publié le par PS Charleville

 


Les socialistes au coeur du mouvement social.

 

En Août dernier, par ordonnance, en plein été, le gouvernement instituait le Contrat de Nouvelle Embauche pour les entreprises de moins de 20 salariés. On expliquait alors qu’il s’agissait de répondre aux spécificité des petites et moyennes entreprises. Le CPE est une copie conforme du CNE mais il pourra aussi bien être utilisé par les multinationales. Le CPE, ajouté en catimini par amendement, a été décidé par vote bloqué au cours d’une procédure d’urgence : encore un coups de force. C’est au tour de la jeunesse d’être privée de droits élémentaires du travail.

 

 

Et demain, a qui le tour ?

 

 

Interrogée sur France 3 le 12 mars dernier, Bérangère POLETTI, qui est députée Sarkozyste des Ardennes, s’est révélée confuse et incapable d’expliquer ce que le Contrat de Première Embauche allait apporter à la jeunesse et aux entreprises des Ardrennes. L’idée perverse selon laquelle il faudrait faciliter les licenciements pour réduire le chômage semble avoir disparut du discours de l’UMP. D’autres arguments totalement contradictoires lui succèdent, tous aussi absurdes. Ils révèlent une ignorance abyssale des réalités du monde du travail et des problèmes des jeunes.

 

 

« J’ai voté la loi (sur l’égalité des chances) qui apportera un certain nombre d’améliorations  pour les jeunes ».

 

C’est une façon de se moquer du monde de considérer comme des améliorations le rétablissement du travail de nuit de mineurs de 15 ans, la possibilité de mettre en apprentissage des jeunes de 14 ans et l’instauration avec le CPE une zone de non droit de deux ans.

 

 

« Quand un employeur embauche un jeune, il sait qu’il va devoir apporter en plus un certains nombre de formations plus pragmatiques […] et l’esprit de ces deux ans (la période d’essais), c’est de pouvoir apporter cette formation ».

 

On ne voit vraiment pas en quoi le fait de pouvoir jeter sans motif les salariés permet de mieux les former. En fait de formation, le CPE transforme l’entrée dans la vie active des jeunes en bizutage. Le CPE, ce n’est pas une formation, c’est un dressage.

 

 

Sans la moindre honte, Mme POLETTI estime que « peut-être que la communication n’a pas suffisamment été faite » mais que « c’est un problème d’angoisse permanente qui existe chez les jeunes. »

 

Mais qui fabrique cette angoisse si ce n’est le gouvernement en cherchant à généraliser la précarité ?

 

 

Mme la députée envisage maintenant à la télévision, de réduire la durée de la période d’essais. Pourquoi ne pas avoir soutenu les amendements socialistes qui allaient dans ce sens pendant la bataille parlementaire  dans ce cas ?

 

 

C’est sans doute qu’1,5 million de manifestants sont passés par là.


 

Publié dans CPE-CNE

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