Fermeture du collège La Fontaine à Charleville-Mézières : Non !

Publié le par PS Charleville

Pendant que VILLEPIN arrache des pages du code du travail, SARKOZY en ajoute au code pénal. Victor HUGO qui déclarait « quand vous ouvrez une école, vous fermez une prison » doit se retourner dans sa tombe. Car à l’Education Nationale, on n’est pas en reste puisque c’est 10 collèges Ardennais que le Conseil Général menace de supprimer. Le collège La Fontaine à Charleville-Mézières fait partie de la charrette.

A la télé, le 12 mars dernier, Bérangère POLETTI trouvait tout cela « courageux ».

Courageuse mais pas téméraire, c’est sans doute avec un coupable soulagement qu ‘à deux reprises elle a répété q’elle n’est « pas Conseillère Générale ». Ses amis apprécieront une telle solidarité.

C’est pourtant oublier bien vite le soutien sans réserve de Mme la Députée à la loi sur l’école de l’année dernière au nom de laquelle le Président du Conseil Général des Ardennes a maquillé cette décision d’un vernis pédagogique. Car si les lycéens se sont mobilisés victorieusement pour obtenir des garanties sur le caractère national des diplômes, malheureusement, le volet sur le socle commun de connaissances qui vise avant tout à faire des économies, va s’appliquer.

En fait, pour que les habitants de Charleville-Mézières et des environs, prennent leur part de financement du bouclier fiscal (baisse d’impôt sur la fortune) votées par Mme POLETTI et ses amis, la droite va donc essayer de fermer La FONTAINE.


Et là tous les arguments sont bons.

Socle commun de connaissances :

  • de ce point de vue, notre collège offre toutes les garanties en terme de variété de matières enseignées.

Taille de l’établissement :

  • à l’origine, Messieurs HURE et MATHOT (le Conseiller Général UMP du canton) avaient évoqué le plancher fatidique de 300 élèves avant de se raviser devant l’énormité proférée. L’autre jour sur le plateau de France 3, Mme POLETTI, qui est à l’évidence très mal renseignée déclarait « comment voulez-vous dans un collège où vous avez moins de 100 élèves leur apporter la variété pédagogique et de matières et la possibilité de faire des options et d’aller en fonction de leurs désirs et de leurs souhaits quand il n’y a même pas 100 élèves ».

Nous posons la question : en quoi le collège La FONTAINE est-il concerné ? Pourquoi s’en prendre à un établissement qui abrite une section de pédagogie adaptée ; les élèves les plus fragiles ?

L’effectif de l’établissement atteindra sans mal les 350 élèves ! D’autant que sous l’impulsion de la municipalité socialiste, le secteur de la Houillère-Etion où se situe La FONTAINE est en pleine rénovation urbaine. Ce sont 500 logements qui seront prochainement livrés et 500 de plus à moyen terme.

Sans un collège à taille humaine, où allons nous caser tous ces élèves ?

Comment allons nous éviter de fabriquer des collège-bétaillères ?

A cette question, Mme POLETTI ne répond pas. Elle fait des grandes phrases sur l’aménagement du territoire, dont manifestement elle a une étrange conception, met en scène une opposition entre les villes et les campagnes, et pour finir, déclare que « tout a été pris en compte, sauf qu’on n’a pas forcément suffisamment expliqué. »


Les premiers concernés, enseignants et surtout parents d’élèves sont mobilisés depuis des mois, mais la droite fait semblant de les écouter.

Publié dans Education

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