Un referendum sur la poste

Publié le par Manuel Ramalhete

La poste est un service public essentiel à la cohésion nationale, un outil important d'aménagement du territoire et de solidarité. La fermeture de bureaux et d'agences dans les quartiers populaires et les communes rurales, la banalisation du Livret A fissurent ce pilier du pacte républicain qu'est la solidarité territoriale.

La hausse du chiffre d'affaire de 3% en 2008 traduit avant tout des hausses des tarifs en prévision de la mise en concurrence. Cet été, la direction nationale de la Poste a confirmé qu'elle envisage la transformation de l'entreprise en société anonyme. Luc Chatel, Ministre de l'Industrie initie aussi le processus de privatisation.
D’autres exemples démontrent que le passage en société anonyme précède la privatisation des services publics : France Télécom, G.D.F. Ce sont les zones non directement rentables pour l'entreprise qui feront les frais de la recherche de rentabilité liée à la privatisation.

La France rurale et les petites villes ont beaucoup à y perdre. La Poste est un service public qui doit rester public. C'est pourquoi, Sénateur, je soutiendrai la proposition d'un referendum d'initiative populaire sur cette question.

Publié dans Services publics

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Tom- 20/09/2008 23:06

Bonjour Lefuret.Oui, il faut se préoccupper de réduie la dette. Tout est une question de priorités. Dette publique ou dette privée ?Le prix de la dette, c'est un taux d'intérêt. Ce taux mesure un risque. Prêter de l'argent à l'Etat, c'est peu risqué. Le taux d'intérêt est faible.Prêter de l'argent avec des crédits revolving souscrits à la caisse du supermarché à des chômeurs ou des précaires c'est beaucoup plus risqué. (Et ne parlons même pas des prêts immobiliers américains). Le taux est donc très élevé. La dette privée en France est plus important que la dette publique, autour de 60% du PIB. C'est encore raisonnable mais préoccupant (surendettement). C'est comparable à l'Allemagne ou l'Italie : des pays qui ont fait comme nous, le choix de la dette publique plutôt que de la dette privée.En Espgne ou en Grande-Bretagne, ils ont fait le choix de réduire la dette publique. Du coup, la dette privée dépasse les 100% du PIB. Ces deux pays sont beaucoup plus exposés aux grands vents du capitalisme, à commencer par la crise américaine.Ils vont s'en mordre les doigts bien plus que nous.Donc il faut éviter l'endettement des ménages, ce qui implique le éveloppement du tissu économique partout, et l'infrastructure qui va avec. Donc la Poste. Au passage, la banque Postale pratique des taux bien plus raisonnables et est bien plus vigilante sur la solvabilité de ses usagers que SOFINCO etc...

lefuret54 20/09/2008 12:37

Je suis entièrement d'accord, fermer des bureaux de poste c'est isoler les zones rurales.Mais d'un autre point et là je risque de choquer, je sais que maintenir des bureaux de poste dans toutes ces zones représentent un coût important.J'en arrive à ma question choquante : ne faudrait-il pas ménager ces coûts au vue du point de la dette publique pour ne pas rajouter de fardeaux à nos enfants et petits enfants ?