Crise financière, dépression salariale : pour un travail décent

Publié le par PS Charleville

La France est en récession, le monde en pleine tourmente boursière. Cette crise financière est directement liée au mode de croissance libérale. Singulièrement aux Etats-Unis, mais aussi de plus en plus en France, la dette des ménages est la ruse qu'a trouvé le capitalisme pour pallier à la dépression salariale.

Lorsque la rentabilité des entreprises se construit sur la stagnation, voire la réduction des salaires, il n'est pas surprenant que le système se bloque, que les carnets de commandes se vident. Aux Etats-Unis, la première réponse à ce paradoxe fut de contraindre les travailleurs à cumuler plusieurs emplois ; deux, parfois trois. En France, c'est le « travailler plus pour gagner plus » qui nous est proposé alors qu'il faudrait « travailler tous pour vivre mieux. »

Cette politique de dérèglementation n'a pas suffit. Pour pallier l'insuffisance de la demande de biens et de services qui permet l'activité des entreprises, le crédit a été généralisé. Les ménages américains se sont lourdement endettés, au point que le monde entier finance la croissance américaine par le biais de sa dette privée. Dans le même temps, Nicolas Sarkozy proposait pour la France des mécanismes d'endettement lourd des ménages par le biais du crédit hypothécaire tandis que les parlementaires UMP proposaient le recours facilité au crédit à la consommation comme mode de gestion courante du budget des ménages. Hier encore, les responsables de l'UMP estimaient encore que « les risques de l'endettement sont souvent exagérés tandis que ses avantages ne doivent pas être minimisés. » On croit rêver.

A l'époque déjà, les socialistes alertaient sur la situation préoccupante du surendettement.

Survient la crise systémique. Force est de constater qu'elle touche en priorité sur notre continent ceux des pays, Grande-Bretagne, Espagne, Pays-Bas, qui ont le plus dérégulé le marché du travail, contracté les salaires et par conséquent développé l'endettement privé.


Augmenter les salaires, renforcer le pouvoir d'achat n'est donc pas qu'une question de bien être personnel. C'est un enjeu d'intérêt général.


Mardi 7 octobre, la journée mondiale pour un travail décent organisée par la Confédération Syndicale Internationale (qui rassemble en France CFDT, CFTC, CGT, FO) prend donc un sens particulier.

Publié dans Entreprises - emploi

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bourquin 13/10/2008 21:06

Monsieur Lamothe, vous dites "juridiction"; donc vous faites confiance , pour ce cas, à la justice. Je lis par contre très souvent vos interrogations sur cette justice actuelle. Bizarres les vents d'automne qui tournent comme les girouettes. Moi , je dis aussi aux Français honnêtes que les auteurs de l'Angolagate ont gagné en une 'heure de vol' des années de salaire de l'ouvrier de gauche ou de droite. Et en plus , les armes ont tué et fait des handicapés à vie ; ce n'est guère courageux de biaiser vos réponses ; même, si, je l'avoue, je me fais plaisir en vous provoquant  et en lisant vos arguments 'kindisch' .

Tom- 13/10/2008 11:56

Je ne saurais mieux dire.

Bruno Lamothe 11/10/2008 15:43

Je ne vois pas ce que l'Angolagate vient faire là dedans, ni ce qu'il y a de particulier à dire sur ce dossier, dont une juridiction est actuellement saisie. A chacun son domaine.

bourquin 08/10/2008 20:59

pensez-vous que les 'personnalités'impliquées dans l'angolagate vont souffrir de la crise financière? Avez-vous un commentaire sur ce dossier ?

bourquin 08/10/2008 13:14

bonjour, je croyais vous avoir envoyé un mail ; bon! tant pis; donc , que dites -vous sur l'angolagate, le fils Mitterrand, Pasqua, Attali et Marchiani ? Merci pour votre réponse qui intéresse les 'bourquins' et les autres .