Déduire du revenu imposable les pertes en bourse. Non ! Trop, c'est trop !

Publié le par Roland

De qui se moque-t-on ?
A l’heure où le pouvoir d’achat de la classe moyenne, des salariés, et plus particulièrement des ouvriers et des employés, s’effondre. Où le nombre de travailleurs pauvres s’accroît. Alors que les associations caritatives s’inquiètent et dénoncent partout la montée de la pauvreté et de la précarité. Voici un nouveau cadeau fait à la rémunération du capital : la possibilité de déduire du revenu imposable les pertes enregistrées en bourse en 2008 dans la limite de 10 700 euros.

Limitée à 10 700 euros, mais avec en plus la possibilité de déduire pendant 10 ans les pertes supérieures à ce montant sur les futurs profits réalisés. Mais sûrement s’agit-il ici d’une nouvelle mesure pour revaloriser le travail et renforcer le pouvoir d’achat !

Jusqu’où iront-ils ? Jusqu’où pousseront-ils le cynisme ?

La rémunération du capital doit être favorisée à tout prix et encore une fois on assiste au scandale de la privatisation des profits et de la socialisation des pertes. Je gagne, j’empoche. Je perds, tu payes. C’est la nouvelle éthique de cette période de crise qui promet le chômage au salarié, sous couvert de l’affichage d’un refus pompeux des parachutes dorés, pour finalement récompenser par une mesure fiscale l’avidité boursière. Là où le salarié jeté à la rue se verra montrer du doigt, dénoncé comme profiteur et stigmatisé en tant qu’arnaqueur du système de protection sociale, pour peu qu’il en reste, le boursicoteur se voit offrir un système de protection boursière. La revalorisation du travail, oui ! Sa rémunération, non !

Jusqu’où iront-ils, jusqu’où les laisserons nous aller ?

Nos élus et nos parlementaires se feront-ils les témoins passifs et impassibles de cette farce ?

Source (AFP)

Publié dans Entreprises - emploi

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