Grève à la gare de Mohon

Publié le par PS Charleville

Fin Décembre, les agents de Fret SNCF de la gare de Mohon se sont mis en grève, rejoins par solidarité par des personnels du TER. Lors d'une révision générale d'effectifs, la direction a conclu que les seuls dépôts de Mohon et Châlons-en-Champagne étaient en sureffectif. Ce sont 20 postes de travail qui étaient promis à la disparition. Cette façon de présenter les choses a laissé dubitatif les cheminots et trouble profondément les socialistes. D'autant que l'engagement avait été pris auparavant de ne pas fermer le dépôt de Mohon. Or c'est bien vers cette issue que l'on s'achemine doucement.
Le plan Fret, il y a quelques années avait consisté à recapitaliser l'entreprise avec l'accord de la commission de Bruxelles contre l'engagement de réduire la surface d'intervention de Fret SNCF, afin de laisser des espaces à la concurrence. Cette fragilité du service public s'est traduite par la suppression du wagon unique dans la vallée de la Meuse, par la fin de la desserte de l'usine Arthur Martin de Revin. Aucune entreprise privée n'est en mesure d'assurer la relève : le service n'est pas assez rentable.

Les conséquences sont incalculables. On évoque parfois une noria de 10 000 camions sur la petite route qui sinue le long de la vallée de la Meuse au détriment de l'environnement et de la sécurité de tous les usagers de la route. Ce sont une fois encore les collectivités locales qui vont devoir mettre la main à la poche afin d'assurer le surcoût en terme d'entretien d'une voirie qui n'est pas conçue pour une utilisation aussi intensive. Ce sont également les usines du Nord du département qui perdent en souplesse.

Avant noël, les négociations ont aboutis à un accord avec les cheminots qui ont levé la grève, mais les socialistes restent vigilants et en tout état de cause attachés au service public ferroviaire qui fait une fois de plus la démonstration par l'absurde de sa plus grande efficacité.

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