Police : une affaire publique ou une affaire privée ?

Publié le par Manuel RAMALHETE

A un moment où un rapport du Ministère de l’Intérieur évoque la fermeture de 175 brigades de gendarmerie, la Ministre dit souhaiter « un partenariat entre acteurs publics et privés » en matière de sécurité.


Michelle Alliot-Marie estime que « pour répondre à la demande de sécurité de nos concitoyens, la sécurité privée doit prendre encore plus de place dans la lutte contre l’insécurité ».


Beaucoup de missions de sécurité sont déjà confiées à la sécurité privée dans des secteurs où les libertés publiques sont directement concernées : police ferroviaire à la S.N.C.F et à la R.A.T.P., vidéosurveillance, traitement des amendes des radars routiers, contrôle des personnes et des bagages dans les aéroports, …


Il est dangereux que des activités régaliennes de l’Etat deviennent des activités privées soumises au marché quant à leur attribution.


Il est dangereux que les activités régaliennes de l’Etat deviennent des activités menées par des sociétés privées dont le contrôle est autrement plus difficile que celui des services de police et de gendarmerie.


Les libertés publiques sont menacées par de tels transferts des missions de l’Etat.


La contrainte doit demeurer une compétence exclusive des fonctionnaires de police et des gendarmes dont c’est la mission.



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Bruno Lamothe 09/01/2009 08:11

La droite, après avoir fait des cadeaux incroyables aux amis de l'omniprésident se retrouve fort dépourvue alors que la bise est venue. Dès lor, ce sont les missions régaliennes de l'Etat qui payent le prix. La Justice, les hopitaux, les prisons, la diplomatie, les affaires sociales, etc. tout ceci a vocation à être privatisé. C'est d'ailleurs l'objectif de la droite : la liquidation totale de l'Etat, une sorte de politique de la terre brûlée. Cela s'appelle une forfaiture. Ni plus ni moins.