Bilan de la mobilisation et perspectives à Charleville-Mézières : réunion du 6 avril

Publié le par PS Charleville

La réunion a eu lieu avant l’annonce du « remplacement » du CPE.
Cet article est une version non synthétisée de celui qui est parut dans « Présence socialiste
» du moi de mai.
 


A l’ordre du jour :
 
- Présentation des nouveaux adhérents
- Le débat porte sur la situation du mouvement social contre le CPE et les perspectives à tracer concernant l’emploi dans le cadre de notre réflexion sur le projet.
- Questions diverses.
 
Six nouveaux camarades sont présentés à la section.
 

Philippe DECOBERT procède à un rappel des conditions politiques dans laquelle se fait la mobilisation ainsi que les propositions saillantes qui se dessinent au Parti Socialiste. De nombreux camarades, notamment syndicalistes, engagent le débat.
 
L’UMP s’est engagée dans une logique d’affrontement avec le pays pour des motifs électoraux internes.
Face à cela, la gauche politique et syndicale est restée unitaire. A Charleville-Mézières, la mobilisation s’est cumulée avec la défense du collège La Fontaine, elle est fortement montée en puissance. C’est un combat dans lequel les socialistes ont naturellement trouvé leur place.
 
Désormais vient le temps des propositions.
 
Le problème du chômage des jeunes est bien plus un problème de croissance que de jeunesse.
La proposition d’augmenter le SMIC de près de  4 % au minimum par an, pour atteindre 1 500 euros en 2012, ainsi que l’organisation d’une conférence annuelle sur les salaires et l’emploi fait partie de cette logique de relance.
 
Elle doit marcher sur ses deux jambes : si la première est le pouvoir d’achat, la seconde touche de près à l’investissement. La modernisation de notre économie implique un effort considérable budgétaire de la Nation tout entière vis-à-vis de la recherche et de la qualification. C’est le pays tout entier qu’il faut mobiliser dans cette direction, en particulier au plus près de l’appareil productif.
C’est le projet de lycée des métiers, qui réuni l’ensemble des formations professionnelles, du BEP à la licence professionnelle en passant par la formation continue, la recherche et l’innovation technique en un même lieu. Cette idée répond au défi que représente le remplacement de la génération du baby-boom par des salariés très qualifiés.
 
L’expérience des politiques économique dynamiques montre également qu’elles n’atteignent leur pleine efficacité que si elles sont coordonnées avec nos voisins. Il faudra donc reprendre l’offensive vers un gouvernement économique de l’union. Ni la droite, ni Tony Blair, qui sont les seuls à s’exprimer ne se dirigent dans cette direction.
 
Un camarade fait remarquer que le secteur des emploi liés à l’AFPA sert à autonomiser les travailleurs, notamment parce que la sécurité et le contrôle y sont renforcé. Arrivé en entreprise, tout cela disparaît complètement. Ce contraste souligne à quel point les entreprises ont rogné sur la sécurité. Il y a un manque de contrôle de la part de l’Inspection du Travail et il faudrait étendre les possibilités des CHSCT, surtout dans les petites entreprises. Le camarade fait remarquer que dans ce contexte, la précarité, notamment l’intérim, produit beaucoup de souffrance sur les lieux de travail. Parfois cela conduit à passer plusieurs années en centre de rééducation. C’est aussi une grave source de violence dans la jeunesse. Il propose que l’on abroge les lois Fillon qui conduisent à repousser l’age de départ en retraite, et que l’on adapte la durée des cotisations à la pénibilité du travail pour que les anciens puissent profiter des pensions avant de mourir. L’idée, c’est aussi de ménager une place aux jeunes.
 
Un camarade fait remarquer que la situation de l’emploi est structurellement en train de s’améliorer, mais que l’adoption de contrats d’inspiration anglo-saxonne comme le CNE sont de nature à contre-carrer les effets positifs de cette tendance. Les organisations syndicales ont envoyé un courrier à tous les parlementaires pour entendre leur position sur la précarité. Jusque sur ces questions, le Conseil Général est en capacité d’intervenir, mais là comme dans d’autres domaines, il reste passif.
Les camarades se félicitent que le PS veuille faire du CDI la norme du contrat de travail. Un camarade rappelle que c’est toujours le cas, même si le CDI a tendance à disparaître dans l’industrie au fur et à mesure du remplacement de la main-d’œuvre.
 
Un militant insiste sur les possibilités de travail en coopérative. C’est aussi aux travailleurs de se saisir de la question et de prendre le contrôle d’entreprises, notamment au travers de leurs organisations syndicales.
 
Un débat s’est également engagé sur la place du PS dans la mobilisation, certains camarades estimant qu’il était insuffisamment représenté, ce qui a provoqué un malaise. La remarque a été faite que beaucoup de socialistes ont défilé sous les bannières syndicales. A chacun de faire son choix. Malgré cela, le PS était toujours la première force politique dans les cortèges, et de très loin. Des camarades ont regretté que le parti n’ait pas mis suffisamment en avant ses propres propositions. D’un autre côté, la contestation portait sur la politique du gouvernement. Mettre en avant les propositions PS aurait pu être compris comme une tentative de récupération et constituer un risque d’affaiblissement du rassemblement de la gauche.
 
A ce propos, en questions diverses, la question de la non participation de la fédération aux rencontres unitaires organisées par le PC pose problème. De fait, le secrétariat fédéral a pris cette décision car le cadre proposé par le PC quelques jours avant la manifestation n’était plus négociable, qu’un intervenant national du PC était programmé, ce qui constitue un déséquilibre inacceptable.

Publié dans Entreprises - emploi

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