Un plan de relance ? Relance de quoi ?

Publié le par PS Charleville

Pour l'emploi, les salaires,
la protection sociale

Grande manifestation

Jeudi 29 Janvier 1Oh
Place Ducale à Charleville-Mézières


La crise financière met en péril l’infrastructure de la Nation

Posez-vous la question : quelle est la politique industrielle de la France aujourd’hui ? Aucune ! Quelles mesures ont été prises pour empêcher les délocalisations ? Comment le gouvernement prépare-t-il l'après pétrole ?

De Lenoir & Mernier à Thomé-Génot, en passant par Ardennes Forges, au Conseil Général, d’aucuns se présentaient comme des sauveurs d’entreprise. En réalité, de généreux cadeaux ont été fait à des dirigeants de société qui se sont empressé de délocaliser des parcs de machine ailleurs ou de faire travailler des ouvriers aux frais du contribuable sans assurer leur reconversion.


C’est pas la crise pour tout le monde apparemment.

Ce qui se passe dans les Ardennes est à l'image de ce que l'ensemble du pays subi. Ainsi, les ouvriers les plus qualifiés d’Europe se retrouvent en chômage technique, les intérimaires sont renvoyés chez eux, des équipes sont supprimés.

La crise sociale plonge des milliers de Français dans la pauvreté

A l’UMP, ils ont préféré distribuer 15 milliards d’€ par an aux plus fortunés qui n’en ont pas besoin avec le bouclier fiscal. Pendant ce temps les salaires stagnent. Les service publics qui sont le patrimoine de chacun sont sacrifiés : écoles fermées, bureaux de poste rayés de la carte, tout comme des tribunaux, des garnisons. La recherche et l’éducation sont saccagés.


Salaires bloqués, consommation déprimée, avenir bouché : c’est sur ce terrain friable que la crise débarque en France.

Logiquement, la crise financière est passée à l’économie réelle.


Les entreprises ont été délibérément rendues vulnérables, mais les salariés aussi, les salariés avant tout.
Le travail intérimaire est placé au cœur de la nouvelle politique de l’emploi, le travail du dimanche va être généralisé, la précarité est présentée comme la solution miracle.

A l’heure où justement notre économie et les salariés ont besoin de protection, de hausse des salaires, l’UMP conforte la crise sociale !
En fait de plan de relance, l’Etat va rembourser une partie de ses dettes aux entreprises et aux collectivités locales. Il sape le financement de la protection sociale, justement au moment où nous en avons besoin. La prime auto et la hausse de quelques minimas sociaux est toujours bonne à prendre mais ces mesure sont notoirement insuffisantes.
 
Surtout, l’Espagne, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France ont adoptés des politiques totalement différentes.
 
 
Où est la coordination des politiques Européennes ?
 
Où sont les grands chantiers Européens (transport, énergie, haut débit internet) ?
Où est la politique d’harmonisation fiscale et sociale ?
Où est la consolidation du squelettique budget Européen ?
Où est le grand plan de développement écologique de notre continent ?
 
Où est l’augmentation des salaires, à commencer par le SMIC et petites retraites, qui sont les seuls outils efficaces pour stopper la paupérisation des salariés tout en remplissant le carnet de commande des entreprises ?


C'est ce que le Parti Socialiste propose :
une vraie relance pour une vraie sortie de crise.

Publié dans Entreprises - emploi

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Tom- 23/01/2009 12:32

Vous voyez ce qui me gène avec votre "gagnant-gagnant", c'est que là, vous me parlez d'augmentation du nombre d'annuités de cotisation et d'une baisse du salaire direct et du salaire socialisé. Il est étrange, ce "gagnant-gagnant".
C'est où que l'entreprise fournit des efforts dans cette histoire ?

C'était le sens de ma remarque sur l'embauche obligatoire.

MKL 23/01/2009 10:57

Les allègements massifs de cotisations sociales sont obligatoires pour appuyer l'aspect gagnant/gagnant de cette mesure, le coût financier doit être nul pour l'entreprise. Mais il doit être également globalement nul pour la collectivité, d'où la contrainte d'au moins 10% d'embauches (certaines entreprises ont fait + 15%), d'une baisse de salaire minime et négociable de 3% au delà de 1500€nets mensuels et d'une durée de cotisation retraite de 42 ans.
La viabilité macro-économique de cette mesure a été validée par Patrick Artus en 1997 (directeur des études de la Caisse des Dépôts à l'époque).

Mais effectivement les solutions de Nouvelle Gauche ne se bornent pas aux 4J/semaine.

Outre la négociation de montants compensatoires avec la Chine que vous mentionnez, nous proposons :
- L'application un impôt européen sur les bénéfices : mis en place aux USA après guerre pour lutter contre le dumping fiscal inter-états (il est de 40% au US contre 25% en moyenne en Europe!), certaines personnalités politiques européennes sont d'accord sur le principe.
- Taxe européenne sur la spéculation financière (taxe Tobin améliorée) : même Edouard Balladur a déclaré fin 2007 qu'il était favorable à une telle taxe !
- Indexation des salaires sur l'inflation : pratiqué depuis longtemps au Luxembourg et en Belgique.

etc...

Mais au delà de nos réflexions, qui ne prétendent pas tout solutionner, nous appelons les socialistes européens à un sursaut (cf http://marianne2.fr/Ceci-n-est-pas-une-crise-financiere-!_a92514.html) et il commence à être entendu :
Une soirée-débat intitulée “Crise financière et économique : comprendre pour agir” a eu lieu à Bruxelles le 11/12/08, en présence d’Elio Di Rupo (président du PS belge francophone), Poul Nyrup Rasmussen (président du Parti Socialiste Européen, député européen et ancien chef du gouvernement danois) et Pierre Larrouturou.
La video de cette conférence est disponible sur http://nouvellegauche.fr

Bon courage à vous dans votre action en tout cas.

Tom- 23/01/2009 08:15

Merci de cette réponse.

Ce que vous proposez donc, ce sont des baisses de cotisations, encore. C'est la seule politique de l'emploi depuis 30 ans. Elle n'a fait l'objet d'aucune évaluation sérieuse à une exception notable : les 35 heures qui ont été décortiquées sous toutes les coutures. D'après le MEDEF, c'est 300 000 emplois.

La loi Aubry II compense la baisse des heures de travail par un dispositif d'exonération de cotisations sociales dégraissif. Au SMIC, c'est plus de 3200 € d'exonérations par ans, soit 26% du brut. Ces exonérations devaient être compensées intégralements pour les caisses de sécurité sociale. Ca n'a jamais été fait.

Ce qui change avec votre proposition, c'est le disposiitif d'embauche obligatoire.
Ca, c'est très intéressant.

Songez quand même au nombre désormais considérables d'emplois qui sont exonérés pratiquement totalement. Là, nous n'avons pas de marges de manoeuvres, or, ce sont les emplois les plus fragiles.

Mais ça vaut indéniablement le coup d'être tenté. Je vous remercie pour votre présentation qui a l'énorme mérite d'éviter les provocations habituelles de PL sur les délocalisations. (Ici, on en voit chaque mois).

L'autre proposition très intéressante de NG, c'est la réflexion sur les montants compensatoires.

MKL 22/01/2009 16:46

@ Tom
Les exonérations de charges patronales liés aux nouveaux postes créés dans le cadre du passage à la semaine de 4j sont compensées par les fonds de l'UNEDIC et non par une prise en charge par le budget de l'état, comme pour les 35h, ce qui en a sensiblement creusé le déficit, pour une efficacité discutable.
Ces exonérations sont en outre absolument conditionnées à au moins 10% d'embauches supplémentaires (aucune contrainte avec les 35h).
Un plan de formation global très important est également prévu pour que les nouveaux postes créés soient rapidement pourvus dans tous les domaines (et ainsi éviter ce qu'on a connu notamment dans les hôpitaux avec le passage aux 35h)...

Si ce sujet vous intéresse, je vous conseille vivement d'aller jeter un oeil sur http://nouvellegauche.fr ou de lire "Pour la semaine de 4 jours - sortir du pièges des 35h" de Pierre Larrouturou

Tom- 21/01/2009 20:32

Bonjour.

Qu'entendez-vous par "financement unedic".