No beurettes n'causo mi français !

Publié le par Raymond Stévenin

Crayats de Neumani, jognaculs ed' Jogny, torés de ch'punsart, coucous de Mézières, boyaux rouges de Charleville et autres zozieaux rares d'Ardenne, z'aurie intérêt à ne pu causi patois pace que désormais Dame Armelle Lequeux veille à la défense de la langue française et onc n'en démors ! "
 
Nos beurettes (de souche kabyle) Fathya et Mezhoura, coupables d'avoir eu l'outrecuidance de s'exprimer en faveur de la défense des classes primaires et des collèges menacés de fermeture, en ont fait l'expérience et se sont fait vertement tancer par Mme la Directrice d'Ecole dont le "fighting spirit" est toujours prêt à faire mouche. Un petit pas de plus vers le vendéen pays du "connétable" De Villiers et nous eussions pu esgourder un cinglant : "Tudieu, mais vous parlez comme nos gens", à l'encontre de ces vils thuriféraires de l'islamisation de la France .
 
Petite précision tout de même, nos beurettes sont toutes deux professeurs d'anglais, donc pour le moins au niveau Bac +4, mais leur détractrice est à l'évidence sans complexes !
 
Cet incident, survenu à l'issue d'un Conseil marqué par des interventions très agressives de la droite municipale montre bien que l'on est déjà en période préélectorale. Solidaires du bilan national calamiteux de Chirac dont la fin de règne prend de plus en plus des allures de "crépuscule des dieux" et confrontée à une gestion municipale sans faiblesses, la droite hausse le ton pour 2007 en ayant recours à d'incessantes provocations. C'est triste et il ne manquerait plus que la résurgence des calomnies de début de mandat pour toucher le fond et faire la part belle aux extrémistes !

Publié dans Charleville-Mézières

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