Bérangère Poletti et l'UMP, c'est la santé au bord de la crise de nerfs

Publié le par PS Charleville

Les français ne sont pas égaux devant la santé.

Notre région est très touchée par le chômage et la précarité. Cela a des conséquences directes sur la santé.
La mortalité des personnes de moins de 60 ans est supérieure de 15% à la moyenne nationale en Champagne-Ardenne.

 

 

Les contre-réformes de la droite. 

 
La droite fait passer la consultation du médecin généraliste à 21 euros, celle du spécialiste à 28 euros.
Elle empile les autorisations de dépassement d'honoraires, elle dérembourse des médicaments et certains actes médicaux lourds.
Le parcours de soin (médecin traitant) s'apparente parfois au parcours du combattant.

Même les professionnels de santé ne parviennent plus à se retrouver dans le maquis administratif. Certains remboursements de la sécurité sociale sont devenus aléatoires. 

 
Médecine à deux vitesse.
 

Toutes ces contre-réformes ont un point commun. Elles reposent sur un effort financier du malade au lieu de faire appel à la solidarité et à la justice sociale.
 


Les ardennais sont financièrement plus fragiles qu'ailleurs. Ils sont les premiers touchés par l'augmentation des coûts de la santé. Certains renoncent aux soins et c'est ainsi un acquis de la libération et du Conseil National de la Résistance qui est mis à mal aujourd'hui. 
 

Au nom du fameux « trou de la sécu », la droite s'imagine servir une clientèle pour s'attirer ses suffrages.

 

Qui l'a creusé ce trou ? En 2001, les comptes du régime général de la sécurité sociale étaient équilibrés, il manque aujourd'hui plus de 11 milliards d'euros à la sécu.

 
L'hôpital en urgence
 
Il manque également 100 médecins généralistes et 200 spécialistes dans notre département pour qu'il rejoigne la moyenne nationale. Le manque de personnel génère beaucoup d'angoisse, en particulier chez les anciens. La démographie médicale en berne se constate à l'accueil des urgences de Manchester le temps d'attente est considérable malgré les efforts de tous.
 

Il faut donc relever le nombre de médecins en formation tout de suite et non pas de façon progressive, comme le fait le gouvernement. Il faut également revaloriser le travail des infirmières pour encourager des jeunes à se lancer dans ce métier. Faute de moyens, des postes d'aide soignante restent en attente, c'est anormal.

 

Cette pénurie est la conséquence logique des cadeaux fiscaux que Madame POLETTI vote avec largesse pour ceux qui n'en ont pourtant pas spécialement besoins.

Cela s'est traduit par une baisse d'1,5 milliard d'euros pour le budget des hôpitaux.
Le plan hôpital
2007, la tarification à l'acte servent de prétexte à des économies sur le dos des malades et du personnel soignant.

 

Mieux vaut prévenir que guérir


Une réforme du financement de l'assurance maladie est nécessaire. On pourrait par exemple dissuader financièrement les employeurs de recourir abusivement au travail précaire qui génère de nombreux accidents du travail. On peut également étendre l'accès à la médecine du travail pour les chômeurs afin de détecter de façon précoce les maladies. Les hôpitaux doivent pouvoir compter sur des maisons de la santé : sorte de sas pour assurer le travail de prévention mais aussi traiter les petits bobos à la place des urgences qui ne sont pas faites pour cela.

 

 
La santé, c'est l'affaire de tous les citoyens. A l'exemple de nos voisins Allemands, on pourrait mobiliser la jeunesse dans ce domaine au travers un service civique de 6 mois.


Voire aussi : Plaidoyer pour l'hôpital de Vouziers.

Publié dans Services publics

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