Compte-rendu de la réunion du 19 mai des socialistes de Charleville-Mézières

Publié le par PS Charleville

Philippe DECOBERT rappel l’ordre du jour, à savoir la présentation des nouveaux adhérents, un débat d’orientation sur le projet et enfin la présentation de la candidature de Claudine LEDOUX pour la première circonscription à l’élection législative de 2007.
 
La section accueil une quarantaine de nouveaux adhérents, notamment les premiers adhérents par internet.
 
 
Manuel RAMHALETTE procède à un rappel de l’état d’avancement du projet. Puis le débat s’engage, en particulier sur la façon de combiner les sécurités avec un projet de transformation sociale.
 
Nos débats ne peuvent pas rester déconnectés des préoccupations des français. Etre socialiste, c’est d’abord être à l’écoute. Nous n’oublions pas, contrairement à la droite qu’en République, le peuple est souverain. Nous avons également un devoir de vérité. Nous savons qu’il n’y a pas de sécurité possible dans le désordre libéral. Le « chacun pour soit généralisé » répond aussi à la violence sociale. Ce sont toutes ces raisons qui conduisent à prendre sérieusement en compte le problème de l’insécurité. En premier lieu Parce qu’il touche les milieux modestes que nous avons vocation à défendre, mais aussi parce que sur ce sujet, les mesures inefficaces de la droite nourrissent la démagogie de l’extrême-droite. Cette situation explosive fait peser de gros risques sur les droits de l’Homme et les libertés publiques.
 
C’est le constat que l’on peut faire lorsque les immigrés sont désignés à la vindicte par Nicolas SARKOZY. Bien sûr, la France ouverte à tous les vents, ce n’est pas soutenable et c’est également la porte ouverte à LE PEN, il n’est pas question de faire une distribution générale d’allocations en tous genre. La réalité est d’ailleurs très éloignée de ce fantasme raciste. Si l’immigration zéro relève de la folie, alors l’ouverture totale n’est pas plus réaliste. Le durcissement aveugle des conditions de régularisation ne va pas tarir les causes de l’immigration. En revanche cette seule contre-réforme va fabriquer en masse des sans-papiers, du travail au noir et peser sur les conditions de l’emploi. Sur le territoire français, il faut des règles qui permettent une immigration partagée, maîtrisée.
 
 
Le réalisme impose de regarder en face le problème. Ce n’est pas de gaîté de cœur que des africains quittent leurs amis, leur famille. Ce sont les causes qu’il nous faut affronter et pas les seuls symptômes. La vie de clandestin exploité sans scrupule en Europe sera toujours préférable à celle de crève-la-faim en Afrique. C’est donc l’écart de richesse insupportable entre le Nord et le Sud qui constituent la véritable menace. Le futur Président de la République devra donc mettre en place une sérieuse politique de développement et de coopération avec les pays d’Afrique.
C’est la personne humaine qui compte aux yeux des socialistes, nous n’organisons donc pas la confusion des questions d’immigration et d’insécurité. Le projet socialiste est un projet de changement. La droite a échoué sur l’insécurité. D’ailleurs, les camarades sont nombreux au cours de la réunion à émettre des doutes sur la volonté de l’UMP à ce sujet. Les provocations répétées du ministre de l’intérieur en attestent. N’ayons pas de fausse pudeur à être de gauche sur la question. Il s’agit d’être efficace et le changement, cela signifie qu’il faudra aller à l’élection drapeau déployé, être nous-mêmes.
 
La suppression des allocations familiales proposée par la droite est par exemple une mesure typiquement démagogique qui ne résout rien, qui s’apparente à une punition collective, prise contre toute la famille pour la faute d’un seul. C’est même contre-productif : on ne peut pas aider, soutenir des parents qui n’assument pas leurs responsabilités en leur enfonçant la tête sous l’eau. La mise sous tutelle des allocations dans l’intérêt de l’enfant, décidée par un juge, mise en œuvre par un travailleur social existe déjà.
 
 
La fermeté et l’humanisme, c’est notre cohérence. On ne peut pas séparer l’ordre social de la question social elle-même. Nous voulons l’émancipation de la personne humaine et pas son dressage. Or c’est le contraire que la droite fait quotidiennement. Elle s’emploie faussement à mater ceux qui ont trop bien compris que l’heure est au chacun pour soit, à la sape des règles et des principes qui permettent pourtant de faire société. Ces règles nous devons les faire appliquer sans faiblesse, y compris en déployant les moyens policiers là d’où ils n’auraient jamais dû partir, dans nos quartiers. Nous n’avons pas renoncé à transformer la société dans l’intérêt général. Au lieu de concentrer la misère, il faut donc renforcer la mixité sociale. Au lieu de précariser, il faut ouvrir des perspectives d’emploi, d’avenir. Au lieu de brimer, de suspecter, il faut au contraire éduquer, qualifier. Bref, il faut assécher les cause de la délinquance.
 
 
 

Publié dans Présidentielles

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