Festival mondial de marionnette de Charleville-Mézières

Publié le par PS Charleville

Et voilà c’est fini. Les dix jours du festival mondial de marionnettes se sont achevés en apothéose par la désormais traditionnelle grande parade place ducale. Bien sûr, c’est un enjeu considérable pour notre ville : certains commerçants réalisent 40% de leur chiffre d’affaire annuel pendant ces dix jours ; bien sûr c’est un moment de légitime fièreté : Charleville-Mézières se donne à voire sous ses plus beaux atours : celle d’une cité idéale.

Avec plus de 200 000 festivaliers, cette manifestation hisse Charleville-Mézières non seulement au rang de capitale mondiale de la marionnette, mais surtout notre commune chef-lieu joue dans la cour des grandes au côté d’Avignon pour le théâtre ou d’Aurillac pour les arts de la rue.

Charleville-Mézières apporte donc sans fausse modestie sa pierre à la culture mondiale. Dans l’esprit du regretté Jacques FELIX, la ville s’implique, dans cette manifestation qui fait partie du mouvement d’éducation populaire. En témoigne par exemple la représentation de « Bakou » par les toutes jeunes artistes du collectif follenvie à l’hôtel de ville, qui raconte aux enfants de 7 à 77 ans, que grandir, c’est aussi s’approprier les valeurs humanistes, confronter au réel les principes républicains de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Et tout cela de façon particulièrement efficace par une mise en scène audacieuse, un jeu de scène merveilleux.

Le festival, c’est surtout une fête populaire. En particulier grâce à des endroits comme la SOPAIC ou le « Vache de Lieu » tenu par le théâtre de la toupine. Y cohabitent sans mal convivialité, spectacles et parfois provocation délirante. Le passage particulièrement remarqué du Tony Clifton Circus et de son Rubish Rabit aura cette année marqué des centaines de spectateurs. Là aussi, c’est au nom de la démocratie que cette compagnie italienne met en scène la folie, l’outrance et la rupture des codes.

Générosité, culture, engagement, volontariat (les bénévoles sont plusieurs centaines et on ne les remerciera jamais assez) le festival mobilise le meilleur de Charleville-Mézières. Si les moyens sont au rendez-vous, l’organisation de ce festival tous les deux ans, comme l’a proposé Claudine LEDOUX, Maire de Charleville-Mézières, serait une excellente nouvelle.

Publié dans Charleville-Mézières

Commenter cet article