Leçons de Thomé-Génot : une politique industrielle pour Charleville-Mézières.

Publié le par PS Charleville

Glaverbel, PSA, Delphi… la crise de l’automobile frappe très durement le département des Ardennes. Avec Thomé-Génot à Nouzonville et Vistéon, le bassin d’emploi de Charleville-Mézières est frappé par une hémorragie industrielle. Notre département semble être saigné à blanc. Cette crise appelle des mesures d’urgence sociale mais aussi une stratégie industrielle de long terme pour sécuriser l’emploi, créer durablement des richesses à partager. Le malheur qui nous frappe n’est pas isolé d’un contexte de mondialisation libérale qu’il faut profondément changer.


C’est à ces problématiques que le projet socialiste tente de répondre.


Le blog de l'Etincelle de Charleville-Mézières ouvre un cycle consacré à ce sujet. D'emblée, un certain nombre de propositions saillantes apparaissent, si d'autres vous apparaissent, n'hésitez pas à les commenter ou à poster un texte.


  • L'agence nationale de ré-industrialisation
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  • Solidarité entre le donneur d’ordre et les sous-traitants
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  • Politique de l’euro
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  • Recherche
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  • Formation tout au long de la vie
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  • Démocratie sociale

 

 


Leçons de Thomé-Génot : une politique industrielle pour Charleville-Mézières. (1)

 

Urgence sociale

 

Il est toujours bon de rappeler un certain nombre de principes républicains fondamentaux. Le préambule de notre constitution fait du travail un droit de l’Homme et du citoyen. La société a contracté une dette à l’égard des ouvriers privés de ce droit au travail. C’est cela qui motive qu’on réponde favorablement aux revendications de l’intersyndicale en ce qui concerne l’indemnité de licenciement et le reclassement. C’est aussi une question d’urgence. Si les salaires du mois d’octobre seront effectivement versés, qu’en est-il de la suite ? Comment assurer les traites, par exemple, avec les seules indemnités chômage ? La solidarité nationale doit jouer à plein, et rapidement car ce sinistre dépasse largement les capacité financières et humaines locales. C’est à cette tâche que s’attèlent les élus de gauche, notamment Philippe Vuilque et Claudine Ledoux, en soutenant les salariés, en interpellant les pouvoirs publics, en mobilisant les services.


Pour autant, il n’est pas admissible que l’employeur soit exonéré de ses responsabilités propres. Les prud’hommes sont saisis afin faire reconnaître la mauvaise gestion, voire la malhonnêteté des dirigeants de l’entreprise. En effet, il n’est pas question de socialiser les pertes après que Catalina ou les clients, Valéo, Vistéon et Ford aient privatisé les bénéfices, voire pillé la trésorerie de Thomé-Génot pour ce qui concernerait l’actionnaire.


Les socialistes proposent que la responsabilité du donneur d’ordre soit également engagée. Il est trop facile de pressurer les sous-traitants, de faire peser sur eux les contraintes de rentabilité financière immédiate, puis de se laver les mains des conséquences économiques de ce genre de pratiques.


Cela fait partie de la logique industrielle, c’est d’ailleurs dans cette direction que Ford s’était engagé en rachetant les stocks. Il s’agit d’aller bien au-delà.

 

Le déroulement de cette crise est tout de même exemplaire de la morgue avec laquelle le patronat a traité les salariés. Pour retarder le déclenchement du conflit, tenter de démobiliser, ils ont caché la réalité de leurs difficultés. Leurs choix de gestion calamiteux n’étaient dictés que par une logique financière, déconnectée de la production. Face à ce comportement, il faut approfondir la démocratie sociale dans l’entreprise, en enrichissant le droit d’alerte des salariés, en assurant la représentation des personnels dans les organes de direction des entreprises.

Publié dans Entreprises - emploi

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