Leçons de Thomé-Génot : une politique industrielle pour Charleville-Mézières. (2)

Publié le par PS Charleville

Une stratégie industrielle, c’est aussi une politique de long terme.

 

Ce n’est pas le niveau élevé de notre protection sociale ou des salaires qui exercent des contraintes sur l’emploi industriel.

Après tout, dans les Ardennes le salaire annuel est de 2 000 € inférieur à la moyenne, l’emploi précaire est plus fréquent alors que le taux de chômage est plus élevé de 4% que dans le reste du pays. Au contraire, favoriser l’équipement des ménages, remplir les carnets de commande des entreprises implique des salaires élevés et une stabilité, une sécurité dans l’emploi.

 

C’est aussi pour cela qu’un gouvernement conduit par les socialistes portera le SMIC à 1 500 € avant le terme de la prochaine législature et convoquera une conférence annuelle sur les salaires pour diffuser cette hausse du pouvoir d’achat dans les autres tranches de revenu.

De même, la Couverture Professionnelle Universelle assurera une garantie de ressources en cas de chômage, un accompagnement personnalisé pour retrouver du travail, une formation continue pour tous avant que l'entreprise ne soit en difficulté.

 
 

Dans le monde entier, la durée d'études s'allonge et si les salariés français sont les plus productifs du monde, c'est aussi parce qu'ils sont extrêmement bien qualifiés. Dans nos Ardennes, des efforts restent à entreprendre même si la métallurgie est un domaine d'excellence : nous comptons une plus faible proportion de bacheliers qu’ailleurs.

Il s'agit maintenant de faire machine arrière par rapport à la politique du gouvernement qui vise à vider la filière du bac professionnel au profit de celle plus courte de l'apprentissage dès 14 ans, à fermer les collèges.

Moderniser l'outil de production passe par les salariés. Défendre les Ardennes, le bassin d'emploi de Charleville-Mézières, c'est prendre notre part du progrès technique. La voie des métiers doit permettre d'enrichir la formation professionnelle. Il s'agit de rassembler autour d'un même corps de métier toutes les formations qui s'y rattachent, du CAP à la licence pro en passant par le BTS, y compris la recherche. L'objectif est de développer une visibilité, de mettre à portée des salariés en formation continue et des futurs travailleurs toutes les opportunités de qualification d'un secteur et de décloisonner enseignement professionnel, technique et général. Dans ce cadre, on peut muscler la formation tout au long de la vie, notamment si elle s’émancipe des besoins immédiats des employeurs pour viser l’intérêt général.

 

Un Etat stratège dans le domaine industriel, c'est aussi un Etat qui investit, trace les grandes orientations, reste à l'affût des opportunités. Nous mettrons en place une agence nationale de réindustrialisation adossée à un pôle public de financement. Il n'est pas normal que tant d'entreprises ne se diversifient pas, ne se modernisent pas alors que dans le même temps, la caisse des dépôts et consignations boursicote, se désengage des caisses d'épargnes et ce au profit de qui ?

Publié dans Entreprises - emploi

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