Claudine Ledoux présente le budget municipal de Charleville-Mézières

Publié le par PS Charleville

Retranscription de l’intervention de Claudine Ledoux, Maire de Charleville-Mézières au cours de la réunion de section du 26 janvier à propos du budget municipal et des orientations financières de la communauté d’agglomération cœur d’Ardenne.

Un budget d’avenir.

Un budget, c’est un acte politique. C’est pour cela que l’opposition ne le vote pas en général. C’est un acte politique dans le choix du taux d’impôt par exemple. Les deux premières années de la mandature, pour faire face aux dépenses, il a fallut augmenter les impôts locaux. L’an dernier tout comme cette année, compte tenu d’une inflation à 2%, les impôts locaux à Charleville-Mézières sont stables. La hausse moyenne en France est de 2,4%. Nous sommes à un niveau de prélèvement inférieur à Chalon alors que notre potentiel fiscal est faible.

Ca n’empêche pas certains de colporter des contre-vérité et de faire à Charleville-Mézières une mauvaise réputation ; de jouer contre leur camp pour des raisons politiciennes.

Des recettes comprimées

La dotation globale ne va pas augmenter une fois encore. L’évolution est inférieurs à l’inflation. On se rend bien compte que l’Etat se défausse sur la commune de charges qui ne sont pas compensées. Par exemple, lorsque à la fête de la bière, il n’y a pas un seul personnel de la police nationale, il faut bien que la commune compense avec la police municipale. Certains voudraient en plus que nous installions des cameras de vidéo surveillance pour pallier le désengagement de l’Etat.

Nous savons que c’est très coûteux et que ce genre d’appareil ne fait que déplacer la délinquance ailleurs. Il n’en est donc pas question.

Il y a des injustices à Charleville-Mézières dans la façon dont est collecté l’impôt, l’équipe municipale en est consciente.

Quand on vit dans une maison construite dans les années 1970 dans certains quartiers, la valeur locative qui sert à calculer les taxes ne correspond plus à la réalité puisque cette valeur n’a pas été réévaluée depuis trente ans. C’est dû au manque de moyens de l’administration des impôts qui dépend du ministère.

Des dépenses maîtrisées

La modernisation de la ville implique une maîtrise constante des dépenses. La hausse des salaires des agents municipaux est de 3%. La masse salariale est notre premier poste budgétaire car il y a beaucoup de personnel qui travaille dans les régies municipales. C’est là aussi un choix. Par exemple notre eau est de bonne qualité naturellement et comme nous ne rémunérons pas d’actionnaire, l’eau de la régie municipale de Charleville-Mézières est moins chère qu’ailleurs.

Reste que le régime indemnitaire des agents est encadré par des textes nationaux, nous ne pouvons agir que sur les primes. Pour les plus petits salaires, les primes ont doublé, elles sont toutes au dessus de 2000 euros par ans. C’est une question de justice sociale, il est normal que le travail soit correctement rémunéré. Même si un syndicaliste, et c’est son rôle, ne trouvera jamais cela suffisant. Il n’y a pas un endroit dans les Ardennes où les primes des catégories C de la fonction publique territoriale ont plus augmenté.

D’autres contraintes budgétaires sont importantes.

Cette année, nous enregistrons une hausse de 200 000 euros d’augmentation du prix du gaz et des carburants. Nous investissons donc dans des dispositifs d’économie d’énergie, c’est aussi un enjeu de respect de l’environnement.

Les frais financiers augmentent également. En attendant l’argent promis par l’Etat, nous avons dû emprunter ce qui se traduit par 1,6 points de pression fiscale en plus (sur les 2 point d’augmentation).

Priorité à l’emploi.

La collectivité finance la maison de l’emploi alors que c’est une compétence nationale. On est bien obligé, sinon rien ne se ferait.

Heureusement nous avons la communauté d’agglomération de cœur d’Ardenne. Thomé-génot, Visteon : le bassin d’emploi est en difficulté. Nous avons des centaines de postes de travail qui ont disparus. Il y avait 800 intérimaires à PSA il y a quelques années, par exemple ; ceux là ont disparus et c’est très grave même si l’on ne peut pas se satisfaire du travail précaire. Quelles friches réactiver, où placer les priorités ? Nous avons désormais un plan pour l’emploi. On sait ce qu’on va faire autour de la gare, comment on va réhabiliter la macérienne, le site de Thomé-Génot à Nouzonville.

Le Conseil Général des Ardennes a produit en trois semaines un plan sans cohérence qui consiste à arroser de subventions le département un peu partout sauf chez nous. Lorsque avec les Maires des Ardennes, en pleine crise de Thomé-Génot, nous avons été reçus à l’Elysée, nous savions exactement quoi demander. Nous étions mobilisés, organisés, si bien que nous avons été entendus.

Investissements

Pour 2007, nous avons prévu 28 millions d’euros d’investissement contre 27 l’an dernier.

Dans le domaine de la voirie, le retard accumulé est considérable. Nous doublons l’effort financier, malgré l’impulsion sur trois ans, ce sera insuffisant.

Pour ce qui est de la rénovation urbaine, là aussi les résultats des chantiers deviennent visibles.

Le centre aquatique est désormais terminé, le marché couvert aussi.

La salle de tennis de table a été livrée, elle va pouvoir accueillir de très grandes compétitions. Reste la mise aux normes du forum, et la communauté d’agglomération et la commune vont poursuivre l’accompagnement de l’installation d’entreprises.

L’agglomération s’est couverte de chantiers si bien que le secteur du bâtiment est tendu en ce moment. C’est ce qui explique le retard pris par le projet de médiathèque et le centre André d’Hôtel.

L’arrivée du TGV va avoir un impacte considérable. L’agglomération pilote la mise en place du pôle multimodale. Tous les modes de transports vont passer par là. L’idée est de créer une forte surface d’activité tertiaire sur la zone des Forges Saint-Charles en désenclavant le quartier. Nous préparons l’emploi de demain pour tout le bassin de vie.

Les grands axes de financement.

Chaque année fait l’objet de plusieurs thèmes.
2007, c’est l’année Charlevillage. On met à l’honneur Le Theu, Etion, Mohon, Moncy-Saint-Pierre. Il s’agit de valoriser le patrimoine comme par exemple la place d’Etion qui ne dispose d’aucun aménagement. Le conseil des sages a fait des propositions très intéressantes d’animations.

L’autre thème, c’est l’enfance, la jeunesse et l’école.

Certes, on ne doit pas oublier que l’autre sujet d’avenir, c’est le quatrième age. Nous allons réfléchir à ce qu’on doit engager au-delà des programmes actuels. Ce qui est certain, c’est que nous n’avons pas assez de place d’accueil. Nous allons médicaliser le foyer de la grande terre. Nous avons un projet de maison des alzheimer qui devrait être livrée en 2009.

Mais nous avons mis les jeunes à l’honneur cette année.

A Charleville-Mézières, il y a une place en crèche par bébé et nous sommes en capacité d’accueillir des enfants de l’extérieur. Le niveau qualitatif est très élevé.

Nous soutenons activement les associations de jeunes comme le cabaret vert. Cette année, la priorité a été donnée au le budget des associations qui augmente de 4%. La répartition des crédits se fait projet par projet. Nous avons beaucoup misé sur les manifestations culturelles portées par les jeunes associations. L’idée est de rendre la ville attractive, et ça marche. Notre rayonnement s’étend jusqu’à Reims et à la Belgique.

 


Le soutiens aux étudiant est à l’étude. Nous cherchons à apporter notre aide entre les différents niveaux de bourse. Le constat, c’est qu’il y a de plus en plus de jeunes pauvres. Les études coûtent cher quand on est étudiant à Charleville-Mézières. L’agglomération n’est pas une ville universitaire, soutenir un étudiant à Reims pèse très lourd sur le budget des familles.

En finançant les locaux universitaires avec la région et le département, nous cherchons à obtenir un IUT de plein exercice en obtenant une troisième filière. La droite ne fait pas grand-chose. Nous sommes en train d’imaginer un DUT franco-belge dans le domaine de l’hygiène et la sécurité industrielle. Dans le cadre du plan pour l’emploi de l’agglomération cœur d’Ardennes, avec l’aide du schéma régional, nous cherchons aussi à développer une filière tourisme. Nous espérons obtenir une accréditation d’école d’ingénieur pour l’IFTS.

Evidemment, il faut se battre, en particulier dans un contexte où l’Etat supprime des postes.

Publié dans Charleville-Mézières

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CLO 16/02/2008 23:11

Pourquoi faire un blog  si on ne peut y laisser aucun commentaire?????Auriez vous peur des critiques qui risquent fort de vous assommer????

arnaud 06/03/2007 12:58

J'ai ouvert un blog politique sur http://desirsdavenir86000.over-blog.net alors venez le voir et dite ce que vous en penser dans les commentaires pour que je l'ameliore, merci d'avance!!!!