Intervention de la police Gare du Nord : l'impacte sur la campagne à Charleville-Mézières

Publié le par PS Charleville

Réunion de section du 30 mars.

La réunion de section a porté sur un point militant de campagne puis les adhérants se sont ont exprimés sur la façon dont la campagne se déroule.

Propos introductif de Philippe Decobert, Secrétaire de Section :
 
Les images d’affrontement entre les « jeunes » et les forces de l’ordre viennent de s’inviter dans la campagne. Quand les journalistes tiennent un filon, ils ne le lâchent plus. On peut parier que maintenant, les sujets sur les violences urbaines vont se multiplier. On risque de revivre  2002.
Après la confrontation à la gare du Nord, je pense qu’on va voire défiler la litanie des faits divers sordides.
Ce ne sont pas les medias qui inventent l’insécurité. Ils n’ont pas inventé les délocalisations dont on parlait sans cesse la semaine dernière. C’est juste ce comportement moutonnier qui interdit d’aborder sereinement, rationnellement, les problèmes dans cette campagne.
 
Cette histoire à la gare du Nord est exemplaire. Elle doit nous permettre d’expliquer la différence entre autorité et autoritarisme.
La marque de l'autorité, c'est une économie de moyens parce qu'elle est adossée à des principes.
L'autoritarisme c'est un rapport de force. C'est cela le Sarkozisme. Il a lancé un défi à une partie de la population. En jetant son "Karcher" et "Racailles" en faisant sortir la police des quartiers pour y mettre des CRS qui n'interviennent que lorsque c'est trop tard, il a joué la provocation. Ce qui se passe maintenant n'est pas nouveau. Sarkozy lui a donné de l'ampleur.


Dire les choses ne pose pas de problème. Condamner la délinquance, c'est indispensable. Il s'agit de condamner un acte. Il faut sanctionner lorsque quelqu'un a mal agit au lieu d'enfermer les personnes dans une identité de voyou, de racaille. Le détenteur de l'autorité ne dit pas : "je te punis pour ce que tu es". Il dit : "je te punis parce que tu as mal agi. C’est temporaire, tu peux t’amender, et je compte bien que tu le feras à l’avenir". L'autorité sanctionne un acte, pas la personne qui reste intacte dans sa dignité, et donc susceptible de réintégrer le droit chemin. C'est cela que Ségolène Royal appel l'ordre juste.
C'est pour cela que les forces de l'ordre, à commencer par le premier flic de France doivent être exemplaire en terme de respect.
C'est exactement le contraire que propose Nicolas Sarkozy. Si il remporte l'élection présidentielle, on peut s'attendre à une société déchirée. C'est le sentiment que les citoyens remontent auprès de nous. Ce que nous devons faire c'est mettre en mots ce sentiment pour qu'il se traduise en vote. Ce soir, on doit aussi réfléchir ensemble à la façon de répondre à la droite.

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Le débat s'est ensuite engagé sur ce thème mais également à propos des dégats relatifs que peuvent causer respectivement François Bayrou et Jean-Marie Le Pen en terme de brouillage des enjeux. Il a été décidé de produir et de diffuser un argumentaire auprès des militants à propos de ces questions.
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