Economie, le programme commun de la droite

Publié le par PS Charleville

Bayrou et la dette : l'impuissance du politique

Le candidat de l'UDF a soutenu tous les budgets de droite de 1993 à 1997 puis de 2002 à 2005 qui sont justement ceux qui ont le plus accru la dette publique au profit des plus grandes fortunes privées. Maintenant, Bayrou propose d'interdire la présentation d'un budget en déficit de fonctionnement (discours d'Orléans le 25 janvier 2007). L'ennui, c'est qu'en comptabilité nationale, on ne calcule pas les choses ainsi. Est-ce que l'éducation, ou la prévention des maladies est une "dépense de fonctionnement" ? Ou bien est-ce un pari sur l'avenir, une politique indispensable pour la prospérité de la France ?

Cette proposition revient à nier le rôle de l'Etat dans l'économie. Quand ça va mal en France, comme aujourd'hui, la puissance publique doit intervenir. La solidarité nationale doit s'exercer, notamment sur les territoires les plus touchés comme les Ardennes, ne serais-ce que pour soutenir des personnes, une économie et des entreprises et des emplois menacés.

Les impôts : moins pour les plus fortunés, plus pour les moins nantis

Le 8 mars, dans le journal "La Tribune", Bayrou a souhaité abolir l'impôt sur la fortune et le transformer en impôt sur le patrimoine avec un taux de 1 pour 1 000 à partir de 750 000 euros. Avec une telle mesure, on taxerait de la même manière les milliardaires et les millionnaires. Il va précisément dans le même sens que l'UMP, avec d'autres mots.
François Bayrou a défriché le terrain devant Nicolas Sarkozy en proposant une TVA sociale. Ils baisseraient le montant des cotisations sociales payées par les employeurs (c'est une obsession), augmenteraient la TVA payée par les consommateurs et ils affecteraient ces nouvelles recettes à la sécu. Avant la TVA sociale, ce sont surtout les entreprises qui financent les assurances chômage et maladie, les retraites et les allocations familiales des salariés. Après la mise en place de la TVA sociale, ce sont les salariés qui se payent à eux-mêmes la santé, les retraites, la famille et le chômage. C'est une très bonne affaire pour les employeurs. De plus, la TVA est l'un des impôts les plus injustes qui soit. Ce n'est pas un hasard si tous les syndicats ouvriers sont opposés à l'étatisation de la sécurité sociale.

Nous voulons rétablir la progressivité de l'impôt, c'est-à-dire la justice fiscale. Nous voulons que le financement des comptes sociaux soit sécurisé et qu'il encourage l'emploi. C'est pourquoi les cotisations sociales des entreprises doivent prendre en compte la richesse produite pour cesser de pénaliser par exemple dans notre département les industries de main-d'oeuvre en laissant de côté les banques ou les assurances qui génèrent beaucoup d'argent avec relativement moins de salariés.

Publié dans Présidentielles

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