Services publics ? Connaît pas !

Publié le par PS Charleville

Sur les 105 chapitres du programme de l'UDF disponible sur internet, pas un seul ne concerne les services publics. C'est d'ailleurs un point commun entre les candidats Sarkozy, Le Pen et Bayrou. Apparemment, la libéralisation sauvage, les hausses délirantes de tarifs, la dégradation de la qualité des services, les saccages industriels, les pertes de savoir-faire de ces dernières années ne leur posent aucun problème à tous les trois.
On ne peut donc qu'aborder le bilan de l'UDF et de l'UMP, les incantations du FN en ce qui concerne cette question essentielle.
En mai 2005, l'UDF comme l'UMP ont voté pour une nouvelle étape de libéralisation de la Poste qui s'est traduite par des hausses de tarifs, des fermetures de bureaux de poste et des réductions des obligations de services publics.
 
En décembre 2003, l'UDF a voté à l'initiative de l'UMP la privatisation de France Télécom dans des conditions très désavantageuses pour l'Etat. Ils ont démantelé les missions de service public en les mettant aux enchères. Depuis, les opérateurs de téléphonie et d'internet sont régulièrement condamnés pour entente illégale, tarifs abusifs et non respects des contrats passés avec les usagers.
En avril 2003 et juillet 2004, la privatisation d'Air France orchestrée par Gilles de Robien, ministre UDF, avec le soutient de François Bayrou et de l'ensemble de l'UMP s'est traduit par un grave recul des obligations de service public. La desserte des territoires enclavés comme les DOM-TOM est très détériorée.
En janvier 2003 et en août 2004, l'UDF et l'UMP ont voté pour la libéralisation totale du secteur de l'énergie et l'ouverture du capital d'EDF et de GDF au privé. Les tarifs des consommateurs et des entreprises se sont envolés au même rythme que les dividendes des actionnaires. La loi sur l'énergie de 2006 qui achève la privatisation de GDF ne fait que parachever l'édifice : François Bayrou a beau jeu de s'y opposer, mais à ce moment, on est entré en campagne électorale. De même, si François Bayrou s'est opposé à la scandaleuse privatisation des autoroutes, il n'a jamais proposé de revenir en arrière, il n'a jamais pris l'engagement de ne pas renouveler cette expérience. C'est encore un point commun avec Le Pen et Sarkozy. Dans ce domaine, la droite (Bayrou), la droite-extrême (Sarkozy) et l'extrême-droite (Le Pen) ont un dernier point commun. Ils sont tous favorables à un service minimum qui dans les faits existe déjà et qui constituent une arme de guerre contre les syndicats.

Dans le programme de Bayrou, "pour sauvegarder le service public, François Bayrou juge nécessaire la définition d'un service minimum garanti dans les transports" tandis que le programme du Front National souhaite "limiter le droit de grève afin d'assurer un service minimum dans les services publics". Cherchez la différence !

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