En son temps, nous
avions dénoncé la réforme LRU et ses implications pour Charleville-Mézières et son IUT. Un an plus tard, la protestation dans les IUT, amplifiée par celle des chercheurs résonne
familièrement.
"Ce discours a provoqué la honte et la colère de nombreux scientifiques. Honte d’avoir un
tel Président pour la France. Là où l’on pourrait espérer la hauteur de vue d’un homme décidé à bâtir, on a vu un homme qui semble toujours vouloir remettre en place, de façon pathétique, un
habit de président bien trop grand pour lui. Dans Mesure pour Mesure, Shakespeare parle de ces « Grands de la terre » enivrés de pouvoir, qui
n’ont d’autre projet que de « remplir le ciel de tonnerres, rien que de tonnerres ». Il les décrit ainsi : « … Mais l’homme, l’homme
vaniteux, drapé dans sa petite et brève autorité, connaissant le moins bien ce dont il est le mieux assuré, sa fragile essence, il s’efforce, comme un singe en colère, à faire à la face du ciel
des farces grotesques qui font pleurer les anges et qui, s’ils avaient nos ironies, leur donneraient le fou-rire des mortels. » Celui qui annonçait qu’il allait casser le CNRS avait-il
la dignité d’un Président de la République, ou mimait-il la mine menaçante, méprisante de ceux qui, dans une bande se préparent pour une baston et brûlent d’en découdre ?"
Pour qu'Alain Trautmann du collectif "Sauvons la recherche" en vienne à de tel propos, il faut que la barque
soit bien chargée, et elle l'est, en effet.
Le Parti Socialiste constate que le Président de la République n’a aucunement pris conscience de la crise profonde qui touche l’école publique. Alors que les réformes proposées par le
gouvernement, comme celles du lycée, du bac professionnel, du recrutement des enseignants ou des programmes du primaire, rencontrent une opposition massive des personnels, des élèves et des
parents d’élèves Nicolas Sarkozy ne fait rien pour restaurer un climat de confiance dans l’éducation, condition indispensable à toute politique éducative efficace.
L’annonce d’une mission de concertation pour la réforme du lycée, conduite par Richard Descoings, est une tentative de diversion qui masque mal la volonté de poursuivre l’entreprise de
déstabilisation de l’école publique. Il est un peu tard pour annoncer des concertations alors que toutes les réformes ont été annoncées ! Le Parti Socialiste réaffirme que seul l’abandon des
suppressions de postes dans le budget 2009 permettra de créer les conditions d’un débat serein.
De la même manière que Nicolas Sarkozy a adressé des vœux teintés de compassion à l’hôpital public alors qu’il est le premier responsable de son affaiblissement, le Président de la République
feint de découvrir des difficultés dans l’école alors qu’il les a lui-même créés avec sa politique budgétaire de suppressions massives de postes. Comment faire le constat que l’ascenseur
social est en panne, et dans le même temps imposer une telle saignée budgétaire et mettre à mal la carte scolaire ?
Cette incapacité à entendre les attentes de la communauté éducative est d’autant plus préoccupante que l’école a besoin de changements. Il est urgent de lutter contre l’échec scolaire
en renforçant le dispositif des ZEP et en instaurant un service public du soutien scolaire. Il est de même primordial de donner une priorité à la formation des enseignants,
en privilégiant la préparation sur le terrain et en renforçant les IUFM, contrairement à ce qu’a entrepris Xavier Darcos.
Un vaste chantier d’amélioration des méthodes pédagogiques du primaire au lycée doit être lancé, pour promouvoir l’apprentissage individualisé, favoriser l’accès à l’autonomie des
jeunes, revoir les temps d’apprentissage à l’école, soutenir le travail en équipes des enseignants et revaloriser les filières professionnelles.
Une réforme de l’orientation doit être engagée pour rendre plus performant le service public d’orientation et améliorer la transition entre le lycée et l’université. Dans la frénésie
d’annonces médiatiques de Nicolas Sarkozy, la création d’un Haut commissaire à la jeunesse est une mascarade indécente. 3 ans après les violences urbaines, le gouvernement s’obstine à affaiblir
les acteurs des politiques pour la jeunesse : suppression de 25% du financement des actions des associations d’éducation populaire, démantèlement d’établissements publics indispensables comme le
CNJ, le CIDJ ou encore l’INJEP, Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire, dont la disparition est programmée pour 2009.
Le Plan de relance de Nicolas Sarkozy a d’ailleurs révélé cette absence cruelle de mesures visant à soutenir la jeunesse et son éducation. C’est pourtant en protégeant et en investissant dans les
compétences des jeunes générations que la France pourra relever le défi d’une économie plus forte et plus solidaire.
A défaut, Nicolas Sarkozy fera des jeunes les premières victimes de la crise. Le Parti socialiste appelle les Françaises et les Français à soutenir l‘école publique en participant aux
manifestations organisés dans les départements jeudi 15 Janvier à l’appel des parents d’élèves, élèves, étudiants, et personnels de l’éducation.
Rendez-vous jeudi à 14 heures, place Ducale
et
Samedi 17 Janvier 10h Place Ducale.
Florian Glay fait le point sur les mobilisations de défense de l'Education Nationale à
Charleville-Mézières sur son blog. Prochain Rendez-vous : Jeudi 15 janvier, 14 heures, place Ducale.
L’Etincelle appelle à participer à la manifestation organisée le Jeudi 20
Novembre. Le rassemblement se fera à 14 heures, Place Ducale.
Il est important de soutenir le personnel de l’Education Nationale qui défend l’avenir de nos enfants.
Le Parti socialiste soutient le mouvement de grève des enseignants engagés ce jeudi 20 novembre pour la défense de l’Ecole publique et laïque.
Les décisions du gouvernement Fillon menacent directement l’avenir des enfants : après la suppression de 11 500 postes en 2008, ce sont 6 000 suppressions de postes qui sont
annoncées dans le premier degré pour la rentrée 2009, 13 500 au total dans l’Education nationale.
En diminuant de 3 000 le nombre de postes au concours de recrutement des professeurs des écoles alors que les écoles maternelles et élémentaires scolariseront 20 000 élèves supplémentaires, en
supprimant 3000 postes d’enseignants spécialisés (RASED) qui aidaient les élèves en difficulté, le gouvernement prend la lourde responsabilité d’aggraver les inégalités.
Les suppressions annoncées de postes spécialisés E et G vont notamment priver 150 000 élèves d’aides spécialisées et de nombreuses écoles de toute intervention de maîtres spécialisés.
Cette mesure conduira de fait à la suppression des RASED en 3 ans.
Ces décisions inacceptables s’inscrivent dans une politique idéologique globale de démantèlement du service public d’Education.
Proposition de loi présentée en janvier concernant la création d’EPEP
(établissements publics d’enseignement primaire) afin de placer les écoles maternelles et élémentaires sous la tutelle des collectivités territoriales,
mise en place dès janvier d’une agence nationale du remplacement qui
embauchera des personnels précaires, attaques contre la maternelle,
réforme du lycée dangereuse,
asphyxie des Associations Éducatives Complémentaires de l’Enseignement
Public :
autant de mesures qui vont totalement à l’encontre du droit à l’éducation et à la réussite de tous.
C’est pourquoi, solidaire des enseignants, de l’ensemble de la communauté éducative et des parents, le Parti socialiste exige l’abandon de la suppression des milliers de postes prévue et
des projets annoncés tout en demandant l’ouverture immédiate de discussions sur le devenir du service public d’Education nationale.
Un service minimum a été voté en catimini au mois d'août, qui impose un accueil des enfants dès que 25% de
maîtres est gréviste..
En clair, que dit la loi ?
Toute personne peut encadrer les enfants : pas de formation obligatoire, pas de diplôme obligatoire,
pas d'expérience obligatoire.
Ce pourront être des personnels municipaux, des parents d'élèves, voire même les élus
!
Les enfants pourront être accueillis dans tous locaux sans que les conditions de sécurité imposées
aux écoles soient ici obligatoires.
Aucune règle ne fixe le nombre minimum des encadrants.
Cet accueil est de la garderie sans aucun contenu
pédagogique. C'est un déni de toute démarche d'éducation en direction des enfants. C'est
surtout une attaque frontale contre le droit de grève.
L'indemnisation des communes est dérisoire en comparaison du prix réel de cet accueil. Ce sont donc les contribuables locaux qui paieront la différence. En attaquant le droit de grève des maîtres
d'école, l'UMP réduit l'éducation à une simple garderie, alourdit les budgets municipaux et met vos enfants en danger.
Les socialistes de Charleville-Mézières s'y opposent.