Libertés publiques, justice, sécurité

Suivant les requêtes des parlementaires du Parti Socialiste et de toute la gauche, le Conseil Constitutionnel a considéré
  • que la loi HADOPI est contraire aux principes Républicains de liberté d'expression (dont internet devient l'un des moyens),
  • que la majorité UMP-Nouveau centre instaurait une présomption de culpabilité des internautes contraire à l'article 9 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789,
  • que le contrôle généralisé des communications sur internet est incompaptible avec le droit à une vie privée,
  • que le fait de bloquer l'accès à internet de personne qui n'ont rien téléchargé illégalement pourrait priver beaucoup d'utilisateurs d'internet du droit de recevoir des informations et des idées.

En revanche, le Conseil Constitutionnel n'a pas censuré les dispositions permettant à des officines privées de se livrer à la chasse à l'internaute pour le compte des producteurs et des ayant-droits.

Comme le fait remarquer un camarade, il est ahurissant qu'on en soit rendu à se réjouir du respect des droits les plus fondamentaux, mais pour une fois que ça se produit...
Par PS Charleville - Publié dans : Libertés publiques, justice, sécurité
Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 18:31

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Hier, une soixantaine de citoyens et d'élus de gauche se sont rassemblés devant le tribunal de charleville-Mézières pour se constituer "délinquants solidaires".
Par PS Charleville - Publié dans : Libertés publiques, justice, sécurité
Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /2009 11:22

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Patrice Burgaud comparait devant le Conseil supérieur de la magistrature pour répondre de son instruction dans l’affaire d’Outreau.


Le Ministère de la Justice a durci le ton ces dernières semaines. Il reproche au juge des manquements graves et volontaires à sa mission.


Une telle démarche pose deux questions.


  • Autour de l’instruction Outreau, il y avait le juge d’instruction, bien sûr!, mais aussi un Juge des libertés, un Procureur, trois magistrats de la Chambre d’accusation, un Procureur général de la Cour d’appel et bien d’autres.

Pourquoi un tel acharnement à ne poursuivre que le seul juge Burgaud ?



  • Hasard des calendriers !

Le juge Burgaud est poursuivi trois années après la fin de l’affaire d’Outreau.

Nicolas Sarkozy annonce il y a quelques semaines la fin des juges d’instruction.

Hasard des calendriers ?



Par Manuel RAMALHETE - Publié dans : Libertés publiques, justice, sécurité
Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 20:01

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Le Président de la République, le président de l’Assemblée nationale et la majorité ont pris la responsabilité d’ouvrir une crise politique majeure.

Ensemble, ils ont conçu un projet de loi organique qui a pour but essentiel d’entraver le droit d’amendement des parlementaires et à limiter l’expression de l’opposition. Ils ont décidé d’enfreindre la Constitution qui protège et garantit ces droits. Ils veulent mettre fin à la tradition parlementaire qui imposait un consensus entre la majorité et l’opposition sur les règles touchant au fonctionnement des Assemblées. Ils veulent priver les parlementaires de leur liberté individuelle de défendre des amendements et de les utiliser pour informer l’opinion des dangers d’un texte de loi.

Le déroulement des débats en cours à l’Assemblée nationale témoigne d’une dérive autoritaire visant à bâillonner l’opposition parlementaire, à lui retirer le seul pouvoir qu’elle détient encore dans nos institutions : le temps de débattre, le temps d’expertiser les textes, le temps d’éclairer les Français.


Pour vous en convaincre, il vous suffit de visionner les vidéos de la dernière séance.


Dans ces conditions, il nous est impossible de continuer un tel simulacre de débat. Il ne s’agit pas d’un combat partisan. Nous défendons le droit inaliénable pour chaque parlementaire de modifier le cours d’une loi. Nous défendons le droit d’exprimer le sentiment des citoyens qui nous ont élus.

Notre droit d’amendement, c’est aussi votre liberté d’expression.


C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un appel à la mobilisation pour la défense des droits du Parlement. Vous trouverez une pétition et des informations complémentaires sur un site internet dédié.

 

Nous comptons sur votre soutien.

 

Les parlementaires socialistes, radicaux et citoyens.

Groupe Socialiste, Radical, Citoyen et Divers Gauche à l'Assemblée nationale.


Philippe Vuilque, Député des Ardennes s'est également fait l'écho sur son blog de la mobilisation des Parlementaires, des contre-propositions des deux anciens Présidents de l'Assemblée Nationale, Laurent Fabius et Henri Emmanuelli.

Par PS Charleville - Publié dans : Libertés publiques, justice, sécurité
Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /2009 09:59

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Il existe en matière de procédure pénale deux systèmes : la procédure accusatoire  (comme dans les pays anglo-saxons) et le système inquisitoire (comme en France).


Dans un système où le juge d’instruction n’existe pas, des questions se posent :

  • qui ordonne les poursuites et contrôle les enquêtes ?

  • quels sont les pouvoirs de l’avocat ?


Le Président de la République souhaite confier les poursuites et la conduite de l’enquête au Parquet.

Si tel est le cas, il faut alors un parquet indépendant du pouvoir exécutif afin de garantir aux justiciables l’égalité de traitement et les libertés publiques.


En France, un avocat ne peut mener des investigations. La recherche de la vérité est la mission des juges d’instruction.

Supprimer le juge d’instruction, c’est donner à d’autres le droit d’enquêter.

Si ce sont seulement la police et le parquet, alors la situation est gravement déséquilibrée en défaveur de celui qui est poursuivi.

L’avocat devra disposer du droit de faire des investigations. C’est coûteux !

Se pose alors la question de l’accès à la justice.

Qui aura les moyens financiers d’assurer sa défense dans des conditions satisfaisantes, surtout dans les affaires très techniques où les expertises coûtent chères ?


La suppression du juge d’instruction, si elles finalisée, doit être l’occasion de passer de l’intime conviction à un système légal d’administration de la preuve, c'est-à-dire d’aller vers un système qui dit clairement quelles sont les preuves admissibles et leur valeur en justice au lieu d’un système où un faisceau de présomption peut légalement fonder la condamnation.


La réforme de la procédure pénale doit être le résultat d’une réflexion de fond et d’un travail sérieux, non le résultat d’effets d’annonces seulement.


Sont en jeu les libertés publiques et l’égal accès à la justices de citoyens

Par Manuel Ramalhete - Publié dans : Libertés publiques, justice, sécurité
Vendredi 16 janvier 2009 5 16 /01 /2009 10:31

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