Libertés publiques, justice, sécurité

 

« Toujours votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre, comme une nuée dormante porte l’orage. […] le Parti Socialiste est le Parti de la Paix. »

Jean Jaurès, Discours à la Chambre, 1895

 

 

Au cours de la manifestation du 28 octobre pour la défense des retraites, la vitrine du local de l'UMP a été brisée. Des heurts ont éclatés devant la Préfecture. Le Parti Socialiste n'admet pas le recours à la violence.

 

Pour autant, nous ne pouvons pas faire abstraction de l'enchaînement de circonstances qui ont conduit à ces débordements.

Cette réforme des retraites est illégitime. Le Président de la République s'était engagé à ne pas toucher à l'âge légal de départ en retraite. S'il l'a fait, c'est dans le seul but de complaire aux agences de notation financière, assurant ainsi à la finance mondiale que ce sont les salariés et les retraités qui payeront la crise.

 

Modifier ce socle du Pacte Républicain issu du programme du Conseil National de la Résistance imposait une large et sérieuse négociation, un débat parlementaire irréprochable. La majorité UMP n'a pas raté une occasion de commettre faute sur faute à ce sujet entre le début de l'été et la rentrée 2010. Qu'on en juge ! Se sont succédés une campagne de propagande grossière sur les ondes de la radio et de la télévision d'Etat, des manipulations des données statistiques fournies à la presse, une négociation en trompe l'œil avec les syndicats, un passage en force au Parlement, le règlement intérieur de l'Assemblée Nationale foulé aux pieds par ceux-là mêmes qui sont censés le faire respecter et enfin, la surdité du gouvernement à l'égard des appels à la raison exprimés par les citoyens au cours de grèves et de manifestations massives et nombreuses.

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Si nous faisons de la politique, c'est justement pour éviter de régler nos différents par la violence. A propos de la retraite et de tant d'autres sujets, la droite a cessé de faire de la politique. Qui sème le vent, récolte la tempête.

 

Dans ce contexte explosif, le 28 octobre, ordre a été donné à un important groupe de Gendarmes Mobiles de former un cordon devant le local de l'UMP Boulevard de Gaulle. Cette décision rompt avec un principe de maintient de l'ordre qui dispose qu'on ne fasse pas intervenir de force de sécurité si cette intervention risque d'entraîner un désordre supplémentaire. Ce qui s'est produit devant la permanence de l'UMP est le cas d'école de ce qu'il ne faut pas faire.

Le Parti Socialiste de Charleville-Mézières s'étonne d'un tel amateurisme auquel ni les CRS, ni les Gendarmes Mobiles ne nous avaient habitués. Quelqu'un qui n'y connaît manifestement rien, s'est mêlé de maintient de l'ordre. Qui a vraiment donné cette consigne ? Pour quels motifs ?

 

Un mois et demi après les faits, l'interpellation de huit personnes soupçonnées d'avoir brisé la vitrine de l'UMP et de s'en être pris aux gendarmes, été l'occasion d'un déploiement policier hors de toute proportion. De tels moyens n'ont pas été mobilisé pour le bris de la vitrine d'un commerçant par des voyous cet été, Cours Briand. Ce « deux poids-deux mesure » interroge. Tous les citoyens sont-ils encore égaux devant la loi ? N'est-on pas en train de glisser insidieusement dans le cercle vicieux de la violence-répression de notre vie politique ?

Tout ce spectacle nous impressionne si peu qu'on se demande s'il n'a pas été donné pour complaire à une droite qui ne rate pas une occasion de s'approprier la puissance publique au risque de faire la démonstration de son incurie. Cela laisse planer un doute considérable sur le sérieux de l'enquête. Nous en appelons donc à la sérénité de la Justice.

Pour toutes ces raisons, sans cautionner un quelconque acte de violence, l'Etincelle affirme son soutien aux huit manifestants qui seront jugés le 28 janvier. Avant tout, nous rappelons les responsables publics de ce désastre à leur devoir Républicain.

Rassemblement de soutien aux huits inculpés de la manifestation pour les retraites.

Jeudi 27 janvier, 13 h 30, devant le tribunal

 


 

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Par PS Charleville - Publié dans : Libertés publiques, justice, sécurité
Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 15:22

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David  Bousquet est un métallo. Il était estampeur chez Thomé-Genot. Il est depuis au chômage comme beaucoup trop d’entre nous. Pourtant, les tenants du pouvoir par l’intermédiaire de la préfecture des Ardennes, aux côtés de l’assurance GROUPAMA, ont choisi de l’écraser en obtenant d’un tribunal qu’il lui soit réclamé plus de 22 000€, après l’avoir fait condamner à 4 mois de prison avec sursis (il y a 3 ans), suite au blocus de la préfecture par les anciens salariés alors en lutte. Cet acharnement à faire payer un bouc-émissaire est inique !!! Nous ne pouvons plus longtemps accepter qu’une victime d’un patronat voyou soit cloué au pilori dans le but inavoué de s’en prendre aux Thomé-Genot parce qu’ils se sont battus et qu’ils n’ont jamais accepté de courber l’échine. Nous ne pouvons laisser sombrer notre camarade. Nous en appelons donc à la solidarité de tous pour faire reculer la répression, pour que l’appel qui sera interjeté se solde par une relaxe complète de David !!!

Rejoignez nous dans le comité de soutien à David Bousquet

ATTAC08, Joelle Barat, Claude Choquet, Laurence Coutant, Sylvain Dalla Rosa, Joel Dujeux, Annie Flores, Claude Huet, Michèle Leflon, Yannick Langrenez, Claudine Ledoux, Norbert Malicet, MJS ardennes, Erik Pilardeau, Section PS Nouzonville, Mourad Rabhi, Charles Rey, Jean Charles Van Bervesseles, Philippe Vuilque,

Rassemblement le 20 Mars à 9 heures

Place de Nouzonville


http://atg-association.over-blog.com/

Soutenez David Bousquet par mail à Charles Rey
Par PS Charleville - Publié dans : Libertés publiques, justice, sécurité
Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 09:31

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Suivant les requêtes des parlementaires du Parti Socialiste et de toute la gauche, le Conseil Constitutionnel a considéré
  • que la loi HADOPI est contraire aux principes Républicains de liberté d'expression (dont internet devient l'un des moyens),
  • que la majorité UMP-Nouveau centre instaurait une présomption de culpabilité des internautes contraire à l'article 9 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789,
  • que le contrôle généralisé des communications sur internet est incompaptible avec le droit à une vie privée,
  • que le fait de bloquer l'accès à internet de personne qui n'ont rien téléchargé illégalement pourrait priver beaucoup d'utilisateurs d'internet du droit de recevoir des informations et des idées.

En revanche, le Conseil Constitutionnel n'a pas censuré les dispositions permettant à des officines privées de se livrer à la chasse à l'internaute pour le compte des producteurs et des ayant-droits.

Comme le fait remarquer un camarade, il est ahurissant qu'on en soit rendu à se réjouir du respect des droits les plus fondamentaux, mais pour une fois que ça se produit...
Par PS Charleville - Publié dans : Libertés publiques, justice, sécurité
Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 18:31

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Hier, une soixantaine de citoyens et d'élus de gauche se sont rassemblés devant le tribunal de charleville-Mézières pour se constituer "délinquants solidaires".
Par PS Charleville - Publié dans : Libertés publiques, justice, sécurité
Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 11:22

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Patrice Burgaud comparait devant le Conseil supérieur de la magistrature pour répondre de son instruction dans l’affaire d’Outreau.


Le Ministère de la Justice a durci le ton ces dernières semaines. Il reproche au juge des manquements graves et volontaires à sa mission.


Une telle démarche pose deux questions.


  • Autour de l’instruction Outreau, il y avait le juge d’instruction, bien sûr!, mais aussi un Juge des libertés, un Procureur, trois magistrats de la Chambre d’accusation, un Procureur général de la Cour d’appel et bien d’autres.

Pourquoi un tel acharnement à ne poursuivre que le seul juge Burgaud ?



  • Hasard des calendriers !

Le juge Burgaud est poursuivi trois années après la fin de l’affaire d’Outreau.

Nicolas Sarkozy annonce il y a quelques semaines la fin des juges d’instruction.

Hasard des calendriers ?



Par Manuel RAMALHETE - Publié dans : Libertés publiques, justice, sécurité
Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 20:01

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